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05/02/12
 
 
 
 
 
Régine
 
HA-MINH-TU
 
 
 
 
 

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution aux éditions Bruno Doucey  www.editions-brunodoucey.com  de l’anthologie personnelle d’un des grands écrivains de la Caraïbe le poète haïtien auteur du livre culte « Mon pays que voici », Anthony PHELPS : « Nomade je fus de très vieille mémoire »  240 p 18 € (voir à la rubrique « Parutions ») et du premier livre de poèmes de François –Xavier MAIGRE « Dans la poigne du vent » 112 p 12 € (voir à la rubrique « Parutions »), journaliste au quotidien La Croix qui fait là acte de naissance d’un vrai poète.

Jean-Pierre FAYE fait paraître également une anthologie personnelle de ses poèmes de 1960 à 2010 qui est un livre audio « Choix de poèmes lus par l’auteur » aux éditions L’Harmattan collection Notes de nuit avec un DVD 148 p 25 €. Pour l’auteur le « poème est action de poésie et ce qui se marque sur l’horizon, ou sur le proche, le toucher, et le non visible touché au fond, le goût même dans la douleur, et son histoire, il est marqué de temps et instantané, il demande à ce qui écoute, il est cette histoire même. » Audition d’un texte lu par l’auteur.

Jean-Michel BONGIRAUD animateur de la revue« Pages Insulaires » a fait paraître aux éditions de L’Atlantique collection Phoibos « Je n’en dirai guère plus » 43 p 14 €. On retrouve là, le ton heureux de ce poète humaniste qui a signé un essai aux éditions Editinter « L’Empreinte Humaine » et qui va en publier bientôt un autre aux éditions Corps Puce « La poésie et nous ».

J’aime boire

ce que l’on appelle aimer

plus que boire sans doute

mais cela peut-il vous intéresser

la flamme qui m’anime

n’est peut-être pas la vôtre

je n’en souffre pas

d’autres ont vécu ces moments-là

parfois bien mal

certains se sont pendus d’autres ont déserté

mais qu’importe je m’enivrerai seul

je me brûlerai seul

et je serai grand face au feu

même sans éternité

 

La revue Encres Vives savoure son 400ème numéro dédié à Jean-Max TIXIER et reprenant des textes de Jacqueline Saint-Jean, Jacques Lovichi, Annie Briet, Jean-Louis Clarac, Chantal Danjou, Cédric Le Penven, Gilles Lades, Michel Dugué, Christian Saint-Paul, Michel Cosem. Le n° 401 est consacrée au recueil « Lampe Votive » de Véronique JOYAUX, le n° 402 à un n° spécial « arrêt sur image » consacré à Michel COSEM augmenté d’extraits de son dernier recueil « Ainsi se parlent le ciel et la terre », le n° 403 publie un recueil de Patricia CROS « Sédimentaires suivi de La soif des hirondelles » ; chaque recueil 6,10 € abonnement 12 volumes 34 € à adresser à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers.

Enfin les éditions toulousaines Hors Limite font paraître un recueil de nouvelles (ils sont rares aujourd’hui les éditeurs qui publient des nouvelles) « Symphonie Vagabonde » (voir rubrique « Parutions » 115 p 12 €.

L’émission est ensuite consacrée à l’invitée Régine HA-MINH-TU qui a publié depuis les années 80 des recueils de poèmes et des textes dans les revues. Née en 1956 à Paris d’un père vietnamien et d’une mère française, elle a vécu de nombreuses années à Berlin où elle était archiviste et traduisait des documents ayant trait à la vie des camps d’internement nazis jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Elle retrouve plus tard le Berry, la campagne qu’elle aime, avant de rejoindre un poste de bibliothécaire à l’université de Toulouse. Elle évoque sa vie, ses origines métissées bien qu’elle n’ait encore jamais été au Vietnam, l’Allemagne, son amour de la campagne, sa passion de l’écriture, de la poésie qui lui a permis de verbaliser et de dépasser une période tragique de sa vie. Elle dit son admiration pour l’éditeur de « Caractères » aujourd’hui décédé Bruno DUROCHER auquel elle dédie son futur recueil. Lecture de textes parus à « Caractères » dans des revues et extraits des recueils d’Encres Vives « Revers d’Encre » et « La Morsure ». Le poète Christian DEGOUTTE dit de ce dernier recueil assez bouleversant : « L’écriture de Régine Ha-Minh-Tu est sans effets de manches ou de religiosités. Au plus près des souffrances et des jouissances du corps et de l’âme. Elle veut faire entendre la voix d’un petit être humain dans le fracas du monde : saisir l’instant / dans ce moi passager.»

C’est en cernant la poésie dans l’humilité, le quotidien, le silence, le vide que Régine Ha-Minh-Tu fait entendre sa voix dans ce qu’elle a d’unique, d’irremplaçable et délivre dans le même temps, parce qu’il s’agit d’une œuvre poétique authentique, un message universel.

 

 
 
26/01/12
 
 

L’émission est consacrée aux poètes cubains qui ont été emprisonnés pour délits d’opinion et délits de poésie.

Evocation de la grande figure du poète :

Armando VALLADARES emprisonné de 1960 à 1982 avec des dizaines de milliers de prisonniers politiques dans les geôles castristes. Lecture de textes extraits de « Prisonnier de Castro ».   Evocation du poète cubain Ricardo GONZALEZ ALFONSO. Il était journaliste indépendant à Cuba. Sa libération est intervenue lundi 12 juillet 2010, avec plusieurs autres journalistes et opposants politiques cubains. Originaire de La Havane, Ricardo González Alfonso avait été arrêté en mars 2003, lors du ‘‘Printemps noir’’, avec 27 de ses confrères. Agé de 60 ans, marié et père de deux enfants, il avait été condamné le 7 avril 2003 à vingt ans de prison pour ‘‘actes contre l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Etat". Il était à l’époque président de la Société Manuel Márquez Sterling, une association de journalistes interdite, et dirigeait la revue De Cuba, la première revue indépendante publiée sur l’île depuis l’instauration du régime castriste. Lecture de poèmes extraits de «Hommes sans visages» Ils ont donné l’ordre. Je n’ai plus ma liberté. Mais je suis libre.   Evocation de Maria Elena CRUZ VARELA arrêtée à La Havane en 1991, emprisonnée 2 ans avant d’être exilée à Madrid. Lecture de ses poèmes extrait de « L’ange épuisé ».   Lecture d’extraits de : « Voix contre la peur » aux éditions BUCHET CHASTEL collection POESIE 10 euros 143 pages.

 

                                                                  

    Armando                          Ricardo                                  Maria Elena

VALLADARES                GONZALEZ ALFONSO             CRUZ VARELA

 

 
 
19/01/12
 
IMASANGO
 
 
Bruno DOUCEY
 
 

 

 

Comme pour confirmer que les femmes occupent une place prépondérante dans la poésie d’aujourd’hui, la revue Encres Vives (2, allée des Allobroges 31770 Colomiers le n° 6,10 € abonnement 12 volumes 34 €) dans son n° 401 publie un recueil de Véronique JOYAUX « Lampe votive » couverture illustrée par Claudine GOUX, et dans son n° 403 un recueil de Patricia CROS « Sédimentaires suivi de La soif des hirondelles » ; enfin le n° 402 est consacré à une nouvelle série d’Encres Vives « Arrêt sur image » qui comprend un extrait d’une œuvre en cours et différents regards sur une récente publication. Cette fois-ci c’est Michel COSEM qui inaugure le genre avec des extraits d’un livre à paraître : « Ainsi se parlent le ciel et la terre » et des critiques de ses livres de poèmes et romans. Pour ne pas réduire le temps de parole aux invités de l’émission, ces trois publications feront l’objet d’une présentation lors d’une prochaine émission. D’ores et déjà leur lecture est vivement recommandée aux auditeurs.

Christian Saint-Paul reçoit le poète Bruno DOUCEY éditeur des éditions éponymes et Madame IMASANGO qui vient de faire paraître chez cet éditeur  « Pour tes mains sources » 96 p 13 €.

Bruno DOUCEY à partir d’une citation de Pierre SEGHERS :

« Si la poésie ne vous aide pas à vivre faites autre chose.

Je la tiens pour essentielle à l’homme,

autant que les battements de son cœur. »

raconte son parcours, né en 1961 dans le Jura, professeur de lettres, auteur de critiques d’ouvrages sur Modiano, G.Le Clézio, Ponge, C.Roy, J. Tardieu etc. directeur des éditions Seghers en 2003 puis créateur de sa propre maison d’édition éponyme. L’esprit de résistance cher à Seghers anime fortement Bruno DOUCEY qui a consacré un roman au chanteur chilien Victor JARA , une biographie à LORCA « Non au franquisme » et publie de la poésie de combat comme « Que toute chose se taise » du poète tunisien Moncef OUHAIBI. Bruno DOUVEY accompagne le récit de son aventure créatrice par la lecture de ses poèmes.

IMASANGO dialogue avec Bruno DOUCEY qui révèle les circonstances de la découverte de son auteure dont il a lu des poèmes en Nouvelle Calédonie et qu’il a recherchée pour la publier. Des textes d’IMASANGO figuraient déjà dans l’anthologie « Outremer - trois océans en poésie ». Née à Nouméa, elle séjourne en brousse où elle retrouve les racines de son métissage ; plus tard elle effectue des études littéraires en Europe et en Amérique du Sud. Elle est passionnée de musique, de danse, de calligraphie et a préféré longtemps « exposer » ses poèmes plutôt que les publier. Heureusement Bruno DOUCEY nous fait connaître cette voix singulière, envoûtante par sa sensualité, sa musique et sa légèreté qui témoigne de la sérénité d’une spiritualité heureuse. Elle explique sa démarche, son bonheur d’écrire, de créer, de partager sa joie d’être au monde, et sa passion pour cette terre chaude de Nouvelle Calédonie. Elle lit des extraits de « Pour tes mains sources ».

Un recueil à lire sans attendre !

L’émission « les poètes » rendra compte du cheminement d’IMASANGO et espère faire entendre de nouveau à l’antenne cette voix originale et fraternelle de la francophonie. Les auditeurs sont invités à suivre la publication des livres édités par Bruno DOUCEY qui réalise un grand travail de diffusion de la poésie authentique d’aujourd’hui et accessible à tous du fait de la modicité du coût des ouvrages. 

   

 
 

 
 
12/01/12
 
Taoufik BEN BRIK
 
 

 

 

Christian Saint-Paul invite les auditeurs à assister le vendredi 13 janvier 2012 à 20 h 30 au récital donné par Bruno RUIZ à La Gare aux Artistes route de Lavaur à Montrabé ayant pour titre « Ode au temps qui passe » ; c’est un long poème parlé et chanté par Bruno RUIZ, composé et interprété au piano par Michel GOUBIN. Il s’agit là de retrouvailles exceptionnelles des deux artistes vingt cinq ans après leur mémorable Printemps de Bourges. Le spectacle sera ensuite présenté à la CAVE-POESIE RENE GOUZENNE à Toulouse du 28 février au 10 mars 2012. Diffusion de « Hom-Louve » de Bruno RUIZ extrait de son album « Après ».

Cette émission ayant pour vocation fondamentale de contribuer à la connaissance et à la diffusion de la poésie contemporaine, il est nécessaire de rapporter aux auditeurs le travail souvent exceptionnel auxquels se livrent les éditeurs de poésie dont leur passion est vitale pour que cette forme d’expression artistique spécifique puisse se propager pour le plus grand bien de l’humanité. Les revuistes et les éditeurs sont donc à l’honneur dans « les poètes » et parmi ceux-ci Bruno DOUCEY poète, éditeur des éditions éponymes qui nous livre régulièrement des ouvrages qui ancrent la poésie d’aujourd’hui dans l’Histoire littéraire.  Vous pourrez constater sur ce site à la rubrique « Parutions » que les publications de cet éditeur sont nombreuses, d’une haute volée de qualité et à la pointe de l’actualité poétique. Ce travail magnifique, alors que le marché est toujours fragile bien que les poètes de qualité soient nombreux, est l’œuvre d’un fou de poésie qui est poète lui-même. Il sera l’invité de Saint-Paul dans le studio toulousain de Radio Occitania la semaine prochaine. En avant première, on écoute un extrait de son « Oratorio pour Federico Garcia Lorca et autres poèmes » avec Pedro SOLER à la guitare ; ce CD est diffusé par les éditions « Sous La Lime » http://souslalime.free.fr  ; le morceau choisi est « Exhumation suivi de Epilogue ». Dans ce dernier poème Bruno DOUCEY évoque MACHADO :

Pour Antonio Machado mort en exil à Collioure

Homme fier dont le romancero offre à l’Estrémadure

Le plain-chant de l’amour et des chansons de France

A capella de Soria banni

MACHADO qui a laissé un des chefs d’œuvre de la littérature du XXème  siècle « Juan de Mairena » dont la traduction française intégrale a enfin été publiée par les Editions de Rocher collection Anatolia 440 p 22 €. Lecture d’un bref extrait : Machado se souvenant des vers du poète Enrique Paradas

L’homme, pour être un homme vrai,

a besoin d’avoir vécu,

d’avoir dormi dans la rue,

de n’avoir pas mangé parfois.

voit dans ce couplet un échantillon sincère de l’âme espagnole.

 

Bruno DOUCEY a fait paraître à ses éditions « Que toute chose se taise » de Moncef OUHAIBI  (voir sur ce site l’annonce commentée à Page d’accueil ou plus tard à « Parutions ») poème écrit à la gloire de ce vendredi 14 janvier 2011 qui marqua le début de la révolution arabe. « Ce poète tunisien s’inscrit dans la tradition des poètes, lyriques et insoumis, qui donnent un visage à l’avenir » nous dit son éditeur. Nous aurons l’occasion la semaine prochaine d’en reparler, mais les poètes sont toujours les précurseurs des grands mouvements et leurs cris alertent l’humanité de leur colère.

Avant  Moncef OUHAIBI un poète tunisien avait hurlé sa rage de voir son peuple courber l’échine et être bâillonné par le régime dictatorial de Ben Ali, c’était Taoufik BEN BRIK ; ce rappel historique est important.

L’émission lui est en conséquence consacrée. Journaliste, écrivain, poète il est né le 9 novembre 1960 à Jérissa, localité minière du nord-ouest de la Tunisie. Il s’illustre par son opposition violente à Ben Ali et par ses grèves de la faim et sa peine de six mois de prison. En 2010 il publie dans un hebdomadaire tunisien un pamphlet sur Ben Ali. L’hebdomadaire est censuré et l’évènement est nié par les autorités tunisiennes. Mais le cri a été entendu. Les éditions Exils/Aloès poésie publient en 2000 « Et maintenant tu vas m’entendre » en bilingue arabe français. Ce poète de combat offre là une chronique de ces années de plomb de la Tunisie. Ben Ali y est présent sous les pseudonymes de l’Ogre, du maître d’école, de Khannibal. Mais la poésie éternelle de l’Orient arabe rayonne aussi dans ce recueil dont l’édition arabe fût aussitôt interdite en 2000 par le gouvernement tunisien.

Lecture de larges extraits du livre.

Enfin, Saint-Paul annonce la venue la semaine prochaine avec Bruno DOUCEY de Madame IMASANGO qui a publié chez lui « Pour tes mains sources »  90 p 13 €. Née en Nouvelle-Calédonie elle a passé son enfance entre Nouméa et la brousse avant d’effectuer des études en Europe et en Amérique du Sud. Trois de ses poèmes avaient déjà été publiés dans l’anthologie Outremer – Trois océans en poésie souvent signalée dans l’émission « les poètes ».    

 

 
 

 
 
06/01/12
 
Emanuel CARNEVALI
 
 

 

 

Christian Saint-Paul signale que le n°22 de la revue bimestrielle Pages Insulaires   a paru ; son thème bien représenté sur la 1ère de couverture par un collage de Cathy GARCIA a pour titre : « Les armes ou l’écriture ? » « Comme si l’écrit n’était pas une arme… » rappelle  Christophe LAKOMY un des nombreux talentueux auteurs  qui ont participé à ce sommaire où on retrouve les acteurs reconnus de la poésie d’aujourd’hui tels, entre autres, Georges CATHALO, Christian DEGOUTTE, Anne MOUNIC, François HUGLO, Alain FREIXE et le philosophe toulousain Robert REDEKER ; voir sur ce site  (page d’accueil et plus tard « Parutions ») l’éditorial de Jean-Michel BONGIRAUD et les deux couvertures. A lire pour le moral !

5 € le n° abonnement 20 € à adresser 3 Impasse du Poirier 39700 Rochefort-sur-Nenon.

 

Saint-Paul dit aussi son enthousiasme à la lecture du livre de Philippe MATHY « Barque à Rome » aux éditions L’Herbe qui tremble 186 p 15 €.

« Pour peu que nous soyons réceptifs, tout ici-bas nous interpelle, requiert l’attention de nos sens. Mais plus nous sentons, plus nous tentons de vivre notre appartenance, et plus s’insinue en nous l’impression d’être exilés, comme si le monde lui-même nous confiait qu’il n’est pas de ce monde. » écrit cet auteur belge né en 1956 et qui a obtenu le prix Georges Perros en 2009 pour son recueil chez le même éditeur « Un automne au creux des bras ». Voir signalement de ce livre sur ce site page d’accueil et plus tard à « Parutions ».

 

L’émission est consacrée ensuite à un poète italien qui a beaucoup écrit en anglais Emanuel CARNEVALI (1897  1942).

Peu traduit en français, ce poète qui a vécu dans une foi douloureuse de la poésie doit être lu et connu. Sa vie tragique ne doit pas rester vaine alors qu’elle a nourri une des créations  poétiques parmi les plus spontanées et les plus originales du XXème siècle. Cette œuvre d’une grande oralité est faite pour être lue à voix haute comme un témoignage social et spirituel d’une époque, celle où les U.S.A. dans les vingt premières années du siècle dernier accueillaient en masse les immigrants. Fuyant la brutalité de son père il débarque à New York et très vite apprend la langue anglaise, l’Amérique devenant pour lui le lieu emblématique de la création poétique, seule chose qui l’ait vraiment intéressée.  Sa vie matérielle fût pourtant une vie de misère mais il se lia d’amitiés durables avec ceux qui allaient signer cette époque : le cercle d’Ezra POUND, William CARLOS WILLIAM, Sherwood ANDERSON etc.

Syphilitique, frappé d’encéphalite, il quitte brutalement les U.S.A. en 1922 pour l’Italie et pour une vie de souffrances à l’hôpital et il meurt vingt ans plus tard sans être oublié de ses amis américains.

Sherwood ANDERSON témoin privilégié de la vie de CARNEVALI qu’il hébergea chez lui à Chicago, raconte ce personnage tourmenté dans sa quête dolosive d’une sérénité poétique qu’il pressentait sans jamais l’atteindre.

Lecture de textes d’Emanuel CARNEVALI extrait de la seule traduction française « Mensonges en couleurs » publiée aux éditions du Rocher collection Anatolia  135 p 16,90 €. 

 

 
  29/12/2011
 

 

 
 
   

Dans le prolongement de l’émission de la semaine dernière, on écoute « Lettre à Jules Supervielle » poème de René-Guy CADOU mis en musique avec les arrangements de Christian LABORDE  et chanté par Martine CAPLANNE.

L’émission est ensuite consacrée à deux femmes poètes roumaines francophones qui illustrent parfaitement que les femmes occupent une place majeure dans la création poétique de notre époque.

Ces femmes poètes reconnues aujourd’hui dans le monde entier sont emblématiques de deux générations qui se sont succédées pour illustrer la sensibilité roumaine des années 80 aux années 2000.  Toutes les deux sont symptomatiques de l’émancipation sans réserve de la femme et d’une audace verbale qui les a propulsées parmi les auteurs universels de notre siècle.

L’aînée Rodica DRAGHINCESCU est née en novembre 1962 à Buzias en Roumanie ; elle a publié des livres de poèmes, des romans, des essais et a traduit de nombreux auteurs roumains en français et réciproquement.

Dès la chute du régime de Nicolae Ceausescu, elle devient emblématique de la nouvelle génération d’écrivains roumains violemment non conformistes, que l’on a appelés la génération « 90 ». Le ton des écrits (dont ses poèmes écrits en français) de la jeune poétesse est d’entrée provocateur et subversif. Universitaire en Roumanie jusqu’en 2005, elle gagne la France en 2005 pour rédiger à l’Université de Metz une thèse de doctorat. Depuis, très active dans la diffusion de la poésie, elle se produit dans des lectures performance et des ateliers d’écriture. Elle est lauréate de nombreux prix en Italie et en Roumanie.

Lecture de son poème publié en 2004 dans la revue Poésie1 n° 38 : « Ce qui touche à la perfection » (texte avec manivelle et papillons) et d’extraits d’entretiens.

 

La cadetteLINDA MARIA BAROS   née en 1981 en Roumanie a été élève à l’Ecole centrale à Bucarest puis au lycée Victor-Duruy à Paris. Elle a fait ses études universitaires à la Sorbonne et en partenariat avec l’Université de Bucarest pour son doctorat qui portait sur la littérature comparée. Membre de l’Union des Ecrivains de Roumanie, directrice de la revue VERSUs/m de Bucarest elle dirige « le Printemps des Poètes » en Roumanie ; elle est membre du jury international de poésie du prix Max Pol FOUCHET remis chaque année à Lourdes.

Lecture d’extraits de « L’Autoroute A4 et autres poèmes » Cheyne éditeur 68 p 15 €.

 

Deux voix superbes à suivre.

 

  

 

       LINDA MARIA BAROS                              Rodica DRAGHINCESCU

  

 

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