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04/03/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la venue attendue du poète chanteur

Bruno RUIZ qui n’a pas encore rejoint le studio. Il fait écouter le début du spectacle « L’Alcool des vents » poèmes de

Michel BAGLIN enregistré en public dans le Gers à Montesquiou le 12 septembre 2009 (cet enregistrement est disponible dans sa totalité sur ce site à la rubrique « docs sonores » à la lettre B BAGLIN).

Il signale ensuite le numéro spécial Jean-Max TIXIER de la revue Encres Vives n° 378, le dossier ayant été réalisé par Jacques BASSE. Lecture de « Un homme d’écriture » de Michel COSEM qui introduit cet hommage au poète disparu (voir aussi dans cette même rubrique de ce site l’émission qui lui fut consacrée). Numéro à commander à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers 6,10 €.

Bruno RUIZ arrive alors dans le studio et sans reprendre son souffle, avec la passion généreuse qui l’habite, et sa verve enthousiaste, décrit la dernière œuvre de son épouse Katy RUIZ DARASSE brodeuse au point de croix qui exposera à Toulouse du 9 au 20 mars 2010 à la bibliothèque Saint-Cyprien 63 rue Réclusane, un immense triptyque en hommage aux femmes atteintes d’un cancer du sein « Dans le silence des chambres ». Huit mille heures de travail ont été nécessaires pour la réalisation de cette œuvre unique présentée sous la forme de trois draps anciens en chanvre, en forme de « H » comme « hôpital » ou comme « hommage ». Bruno RUIZ accompagnera cette exposition le samedi 13 mars 2010 à 16 h d’une lecture de la préface de « Féeries anatomiques » de Michel ONFRAY. Ce texte décrit avec amour et précision le parcours douloureux et personnel d’un couple face à la maladie.

On écoute ensuite trois extraits de l’album « Chant impératif » de Bruno RUIZ, courts poèmes mis en musique : « Tout est possible », « L’art d’être né » et « Elève-toi l’élève ».

Bruno RUIZ revient sur son spectacle prochain « L’Alcool des vents » à la Cave Poésie  à Toulouse (71, rue du Taur) le jeudi 11 mars et vendredi 12 mars 2010. Il dit son estime admirative pour Michel BAGLIN, poète authentique de haute lignée, qui ne prend jamais les habits du poète, est aux antipodes de ces poètes faiseurs que l’on côtoie par ailleurs.

Ces deux soirées seront partagées avec un autre artiste Môrice BENIN, qui chantera, lui, Jean Bies, Joseph Rouzel et bien sûr René-Guy Cadou dont il est un des grands interprètes.

(Voir précisions sur ces représentations à la rubrique de ce site « Evènements »)

 

25/02/2009

 

 

Rappelant combien les femmes revêtent de l’importance dans l’histoire de la littérature d’aujourd’hui, Christian Saint-Paul consacre son émission à Hélène DORION ; née au Québec, elle compte à ce jour plus d’une vingtaine de publications, (recueils de poèmes, un essai, un récit) dans les pays francophones.

D’emblée sa création a été remarquée et maintes fois récompensée par des prix prestigieux : prix de poésie de l’Académie Mallarmé, prix Anne Hébert, prix Alain Grandbois de l’Académie des lettres du Québec, prix Aliènor, prix international de Poésie Wallonie Bruxelles, prix du Festival de Poésie de Roumanie, prix Charles Vildrac de la Société des Gens de Lettres (France).

Cela vaut à son œuvre d’être traduite en douze langues, Hélène DORION étant membre de l’Académie Mondiale de Poésie.

Première femme à se voir décerner le prix Charles Vildrac pour son livre « Le hublot des heures » (éditions De la Différence, collection Clepsydre 112 p 14 €) dans lequel elle s’interroge sur « cette civilisation certes fascinante et vertigineuse mais aussi troublante », c’est ce recueil qui rassemble des poèmes écrits pour l’oralité, des poèmes « radiophoniques » si chers à Saint-Paul, que ce dernier a choisi de lire pour illustrer l’œuvre d’Hélène DORION.

Longue lecture de poèmes.

Avant de clore l’émission, Saint-Paul annonce la parution d’un recueil à lire absolument di poète catalan MATIAS  TUGORES GARAU « Combattant l’incertaine obscurité de la nuit » qui constitue le 377ème numéro de la revue « Encres Vives » 6,10 € le n° et 34 € l’abonnement à 12 n° à commander 2 allée des Allobroges 31770 COLOMIERS ; enfin Saint-Paul invite les toulousains et ceux qui peuvent se rendre à Toulouse à assister le mercredi 17 mars 2010 à 16 H 30 à l’ « Hommage à Henri MESCHONNIC » par la Société Toulousaine de Philosophie avec une conférence, encore d’une femme qui fut l’invitée précédente de l’émission « les poètes » : Monique-Lise COHEN.

 

18/02/2009

 

Christian Saint-Paul annonce la parution de « Portails de Charentes » de Gilles LADES aux éditions de l’Atlantique B.P. 70041 Saintes cedex  48 pages 16 €. Prix Artaud 1994, le paysage est chez Lades au cœur du travail poétique. Le Quercy, Rocamadour, avaient fourni à ce guetteur d’images prétexte à cheminer dans la pensée et dans l’imaginaire des hommes. Il parcourt dans ce recueil les Charentes qu’il a longtemps fréquentées avant de les mettre en mots. L’auteur viendra très prochainement présenter ce recueil à la radio. Lecture fortement recommandée !

Saint-PAUL reçoit ensuite Monique-Lise COHEN écrivain, essayiste, poète, bibliothécaire à la retraite, qui vient de faire paraître aux éditions Orizons « Le Parchemin du désir » 137 pages 13,50 €. Diffusion – distribution :L’Harmattan 5-7, rue de l’École Polytechnique 75005 Paris  www.editionsorizons.com 

«Un secret est révélé, peut-être – sans doute – précédé de générations de secrets, de blessures inavouables, enterrées sous des décades de silence. Ainsi de cette énergie enfouie naîtrait la nécessité d’écrire transmise de la femme à l’enfant », écrit Betty Daël qui préface cet ouvrage.

« Ce serait un livre où l’on s’autorise à ne pas dire toute la vérité et où l’ordre des raisons est masqué et le destinataire énigmatique »

« L’écriture vient comme désir d’écriture. Sans objet. C’est ainsi qu’elle noircit les pages de son journal en recopiant indéfiniment la même phrase : je veux écrire, je veux écrire, je veux écrire. »

« Et lorsqu’une vieille dame invite une petite fille à écrire, elle lui indique les voies de la résurrection.»

« J’ai appris de toi que ce n’est pas la même chose de dire et d’écrire. »

« J’ai appris en écrivant que la parole est comme l’écriture, qu’une voix traverse les écrits et que le mutisme qui inaugure une vie d’écrivain est comme une invention de la parole, invention de soi-même. » 

Entretien de Saint-Paul avec Monique-Lise COHEN sur cette démarche singulière qui l’a amenée à l’écriture et partant à la rédaction de ce livre qui peut se concevoir comme un roman. L’auteur parle de son enfance, de sa famille, et cette intimité frileusement mise en scène par une écriture sobre, juste, nous interroge sur notre transcendance, quête universelle s’il en est.

Lecture d’extraits du livre.

A lire absolument !

 

11/02/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du n°76 de MULTIPLES collection « Découverte » (n°15) où l’on retrouve Jean Bénac et Robert Momeux. (15 € à commander à Henri Heurtebise 9 chemin du Lançon  31410 Longages.

Lecture d’un extrait d’un texte de Jean Bénac (1912  1982) :

Aimer Aimer sans savoir qui C’est toujours la même chanson je me suis demandé qur quel air elle chante Gitane ou fille de dieu Je me suis demandé où elle va comme ça pieds nus dans la cendre et le sable

Puis évoquant la proximité de la Saint-Valentin Saint-Paul a choisi de consacrer la soirée à un des plus grands poètes français de l’amour qui se situe aux antipodes de la sensibilité mièvre ou convenue qui défigure parfois les élans amoureux de nos poètes, mais au contraire a créé une atmosphère d’un subtil et pernicieux érotisme :Alain BORNE.

Né en 1915, mort dans un accident de voiture en 1962, c’est une des grandes voix de la poésie amoureuse universelle. Pourtant ce poète fut un solitaire qui vécut des moments de fulgurance amoureuse en poursuivant dans une quête sans fin la traque de la vision érotique de la femme incarnée pour l’éternité dans la jeune fille.

Saint-Paul brosse longuement le portrait et la vie de ce créateur singulier, indépassable dans sa voyance intérieure de l’idéal féminin et de la mort qu’elle n’écarte que pour mieux lui laisser le passage après.

Lecture de poèmes d’Alain BORNE extraits de ses divers recueils.

A lire : « Alain BORNE  L’Amour La Vie La Mort anthologie de poèmes inédits » « Textes Inédits » « Seul avec la Beauté » Voix d’Encre 8, chemin de La Nitrière 26200 Montélimar. « La Nuit me parle de Toi » éditions trident neuf  17 rue saint Bernard 31000 Toulouse 18 €.

 

04/02/2009

 

L’émission est entièrement consacrée à

Mohammed KHAÏR-EDDINE poète, romancier, chroniqueur et pamphlétaire et critique avisé.

Christian Saint-Paul rend hommage à Jean-Paul MICHEL poète et éditeur (WILLIAM BLAKE & CO.EDIT) pour sa présentation de l’édition nouvelle de « Soleil arachnide » dans la collection Poésie/Gallimard

Saint-Paul brosse la biographie de Khaïr-Eddine. Né en 1941 dans un village Azro Wado (Pierre-du-vent) non loin de Tafraout il rejoint son père à Casablanca à l’âge de 11 ans. Sa mère restée au village est répudiée brutalement par son père et l’enfant vit cet évènement dans la plus grande douleur et sera habité tôt d’un sentiment violent d’arbitraire et d’injustice. De 1961 à 1963 il vit à Agadir où il effectue des enquêtes sur les rescapés du tremblement de terre pour la Sécurité Sociale. Il publie en 1967 « Agadir » au Seuil et est reconnu d’emblée comme un auteur d’exception. Puis il retourne à Casablanca, publie « Nausée noire », «Faune détériorée » chez Michel Cosem à Encres Vives en 1966 « Le Roi » chez Jean-Paul Michel, « L’Enterrement » une nouvelle qui obtient le prix de la nouvelle maghrébine. Il fréquente Sartre, Leiris, Beckett, Maurice Nadeau qui le publie dans « Les Lettres nouvelles », épouse Annie Dufoir qui lui donne un fils Alexandre.

En 1979 il rentre cependant seul au Maroc où il écrit en faisant des allers retour à Paris jusqu’en 1995 où à la suite d’une maladie cruelle, il meurt et est enterré à Rabat.

Lecture d’extraits de « Mémorial » (le cherche midi éditeur) de son dernier journal, août 1995 « On ne met pas en cage un oiseau pareil » (William Blake & Co edit.) et de « Soleil arachnide » Poésie/Gallimard.  

 

 

28/01/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul fait écouter la voix du poète Jean-Louis CLARAC qui a publié une quinzaine de recueils depuis 1978 et qui organise à Aurillac dans le Cantal « les moments poétiques » en collaboration avec le Théâtre Municipal, invitant des poètes à faire partager au public leur création. Ce sont quatre textes qui sont dits par Clarac qui sont diffusés à l’antenne : la nuit sera réinventée... ; frôlements sensuels... ; gorgée après gorgée... La musique d’accompagnement est de Daniel COSTE et le C.D. peut être commandé chez l’auteur 98 rue de l’Egalité 15000 Aurillac.

La soirée est consacrée ensuite à Georges CATHALO, critique et poète vivant dans le Lauragais, familier des auditeurs de cette émission et qui vient présenter sa dernière publication « Noms communs deuxième vague » parue aux éditions Gros Textes  Fontfourane 05380 Châteauroux-les-Alpes 46 pages 6 €.

Georges Cathalo explique la genèse de ce recueil de poèmes conçu comme un dictionnaire de mots dont il donne une définition saisissante et toujours chargée de cette émotion poétique exempte de tout pathos, qui caractérise ce poète pudique dans sa générosité. Décortiquant depuis longtemps le quotidien qu’il rehausse d’un éclat qui éclaire l’homme dans ses insondables destins faits de ces petits riens qui bout à bout finissent par faire une vie, ce poète a isolé les mots qui signent notre époque où le langage se galvaude dans un formatage qui nivelle tout au niveau du cliché qu’il suffit d’employer pour se fondre dans la normalité d’un monde qui tend en réalité à demeurer toujours aussi déshumanisé.

Saint-Paul lit la présentation qu’a écrite Jean-Louis CLARAC de CATHALO acharné à fouiller le quotidien pour le transfigurer et le donner ainsi révélé aux autres.

Catalho lit le texte d’introduction de son recueil « Noms communs deuxième vague » qui est une courte prose de combat avec ces mots justement « qui sont là pour nous rappeler que ce monde est malade de l’homme, de ses excès, de ses dérives et de ses confusions, qu’il étouffe sous une chape de silence complice et sous un vernis de complaisance. »

Cathalo lit ensuite de larges extraits de son recueil et du recueil « Noms communs » précédent (aux mêmes éditions).

Pour clôturer l’émission, Cathalo annonce la parution du n°1 de la revue « Peut-être » revue poétique et philosophique éditée par l’association des amis de l’œuvre de Claude Vigée. C’est Anne MOUNIC qui est devenue aujourd’hui la spécialiste de l’œuvre de ce grand écrivain, poète, théologien qu’est Claude VIGEE qui est venu récemment présenter à Toulouse son dernier livre « Mélancolie solaire » (voir rubrique « Evènements actualité ». La revue 25 € est disponible : 47 bis rue Charles Vaillant 77144  CHALIFERT.
 

21/01/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution de la revue SARASWATI voir doc1 doc 2 , la publication du dernier recueil de poèmes de Michel COSEM « Plumes tièdes du matin » aux éditions TRETIUM 77p 12,5 € et de son recueil dans la collection lieu d’Encres Vives « Le fil du vent » textes sur les Canaries 6,10 €.

Dans la même collection lieu d’Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers 6,10 €,

Christian SAINT-PAUL a publié

« Hodié mihi, cras tibi » Aujourd’hui pour moi, demain pour toi, poèmes sur le Trégor, petit territoire de la Bretagne.  Il situe cette région si émouvante, parle de la Côte de Granit Rose et lit le recueil en entier après avoir donné lecture d’un extrait de la présentation signée Jean-Pierre CRESPEL.

 

14/01/2009

 

 

Christian Saint-Paul rend hommage au travail du poète

Jean-Louis CLARAC qui organise avec l’association « La porte des poètes » et le Théâtre d’Aurillac « les moments poétiques » où sont invités des poètes de partout et de maintenant qui forgent l’Histoire littéraire du monde. Jean-Louis CLARAC a publié à ce jour une quinzaine de recueils qui constituent déjà une œuvre au style dépouillé, précis, retenu et volontaire. Son attachement à la terre (il est né dans les Corbières) lui dicte une poésie où l’observation de la Nature est inséparable de la contemplation métaphysique du monde.

On écoute un de ses poèmes qu’il dit accompagné d’une musique originale de Daniel Coste : « on mesure l’importance de l’oiseau » extrait de « La terre a goût de langue » et qui figure dans un CD édité A la rêveuse matière et que l’on peut commander chez l’auteur : Jean-Louis Clarac 98 rue de l’Egalité 15000 Aurillac.

Saint-Paul lit ensuite des extraits d’un recueil de CLARAC : « Dans les traces » illustré des Compositions de l’artiste Françoise CUXAC paru en 2005 aux éditions A la rêveuse matière (véritable livre d’art où le texte et les compositions graphiques se répondent en harmonie) 14 €.

Le reste de l’émission est consacrée à l’évocation de Jean-Max TIXIER né en 1935 à Marseille et décédé en septembre 2009 pour lequel la revue FRICHES Cahiers de Poésie Verte dans son n° 103 a préparé un dossier avec le concours d’Alain Freixe.

Les textes de Jean-Pierre THUILLAT et de FREIXE sur TIXIER sont lus à l’antenne ainsi que les poèmes inédits publiés par FRICHES.

Saint-Paul termine cette évocation de ce créateur de 70 ouvrages et qui était membre du comité de rédaction d’Encres Vives par la lecture d’extraits de réflexions « Le Grenier à sel » qui avaient été publiées dans la revue ENCRES VIVES (n° 371).

FRICHES Le Gravier de Glandon 87500 Saint-Yriex

ENCRES VIVES 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers

 

07/01/2009

 

 

Christian Saint-Paul reçoit Gil PRESSNITZER poète ancien directeur de la Salle Nougaro à Toulouse, qui a dirigé la revue « Dérives » et qui est l’instigateur du site www.espritsnomades.com/espritsnomades .Il a  publié « Notes de passage, notes de partage » aux éditions les 2 encres et aux éditions esprits nomades « La traversée du vivre » et « Procuration » et « la huitième écorce » aux éditions trident neuf collection l’incitatoire. e soir Gil PRESSNITZER est venu pour parler d’un poète qui lui est très cher : Alain SUIED qui fût son ami et qui lui a laissé bien des traces à sa disparition en juillet 2008 : poèmes inédits, correspondances.

Alain SUIED qui est une des grandes voix de la poésie de ce siècle et de la fin du précédent occupe une place à part dans l’histoire littéraire. Même si la diffusion de son œuvre demeure discrète, il n’en demeure pas moins que le haut niveau de spiritualité de sa poésie le hisse au sommet des poètes « importants » de notre époque. Né en 1951 à Tunis dans une famille de la communauté juive, il a résidé à Paris dés l’âge de huit ans. Il rencontre Paul CELAN dont il comprend immédiatement le sens de cette œuvre majeure qui le marquera à vie. Déjà en 1970 SUIED publie « Le silence » puis en 1973 « C’est la langue » au Mercure de France ; puis à Arfuyen la quasi-totalité de ses recueils : Le corps parle ; Face au mur de la loi ; Ce qui parle en nous ; Le premier regard ; Le pays perdu ; L’ouvert, l’Imprononçable ;  Laisser partir ; et chez Cadratin : Le visage de tous nos rêves. Enfin le fabuleux « Kaddish pour Paul Celan » aux éditions Obsidiane.

Son œuvre est marquée par le sentiment de l’exil, de la perte. Gil PRESSNITZER s’attarde sur cette notion fondamentale pour apprécier les textes de SUIED, sa fascination du retour à l’origine du temps et de tout. Mais cette œuvre porte en elle une immense espérance et un appel à la fraternité, celle des origines.

Pressnitzer qui connaît l’intimité de cette œuvre la découvre aux auditeurs avec beaucoup de délicatesse et de subtilité dans ses commentaires.

Il lit des poèmes inédits qu’il détient de SUIED ; à son tour Saint-Paul lit des textes extraits de « Laisser partir ».SUIED a été aussi un traducteur de génie qui a reçu le prix Nelly Sachs ; Keats, Dylan Thomas, Muir, Blake, Celan le façonnèrent comme les poètes qu’il traduisait modulèrent Armand Robin.

Ce mystique ravagé d’espoir selon les termes de Pressnitzer, fut influencé dans l’ensemble de sa démarche créatrice par Mandelstam, Celan, Du Bouchet, Frénaud, Tsetaeva, Hölderlin.

 A la fin de l’émission Saint-Paul annonce la venue à Toulouse à la librairie Ombres Blanches de Gaston PUEL le 14 janvier à 18 h et la publication de « Les quatre routes/Las quatre rotas » de Joan-Pèire Tardiu aux éditions fédérop (voir rubrique Evènements)

 

17/12/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul reçoit le poète et chroniqueur Georges CATHALO à l’occasion de la parution du n° 144 de la revue « Décharge » (abonnement 2010 22 € à l’ordre des Palefreniers du Rêve à adresser à Jacques MORIN 20 rue de Pâtis 89130 TOUCY). En effet le poète Cathalo, inlassable collaborateur des revues de poésie depuis bien des décades, a constitué pour Décharge un dossier d’une grande densité sur l’écrivain et poète

Philippe-Marie BERNADOU.

Georges CATHALO, rassembleur par vocation depuis toujours et qui connaît tout des publications de ses contemporains poètes, a fait appel à quelques amis, poètes également, pour brosser un portrait subtil de BERNADOU. C’est ainsi qu’avec CATHALO, Casimir PRAT, Christian SAINT-PAUL, Michel BAGLIN, Michel COSEM, Gilles LADES, Jean-Louis CLARAC se relaient pour dire combien l’œuvre pourtant parcimonieuse de BERNADOU est importante et qu’elle doit être lue. Le dossier dans Décharge comprend un intéressant entretien entre Cathalo et Bernadou qui en dit long sur l’humour froid de l’auteur de « Cadaquès, aller simple » et des « Aîles ».

Libraire comblé à Montauban, explorateur maniaque des îles, traquant la fraternité humaine dans ses écrits mais aussi par ses actes quotidiens dans sa ferveur de servir le lecteur sans jamais le juger, BERNADOU, dans son humilité qui sied à son attention au monde,  a une personnalité attachante qui ressort avec force des divers témoignages qui, sans jamais se contredire, ne se répètent pas, certifiant ainsi l’énorme richesse du personnage. Le choix de textes figurant dans le n° de Décharge, bien que limité, rend compte sans hésitation de cette richesse de création qui dépeint bien le monde que nous habitons. Car c’est cela qui hausse cette œuvre aux pages si réduites, à une œuvre majeure, cette capacité d’atteindre sans coup férir, l’universel à partir du territoire contenu d’une de ses îles qu’il aime tant.

Saint-Paul et Cathalo s’entretiennent de ce phénomène qui révèle à son insu un auteur authentique. Lectures de textes de BERNADOU.

Puis Georges CATHALO qui a la passion des autres, obtempère au souhait de Saint-Paul et parle des projets de CATHALO. Il lit des textes inédits, en particulier sur la terre qu’il habite : le Lauragais, long poème fait pour l’oralité, qui fait vibrer Saint-Paul dont la mère est issue de cette terre. C’est ensuite la lecture de poèmes familiers à Georges Cathalo, des textes brefs et d’une densité extrême qu’il appelle « les quotidiennes ». Un moment de grâce que provoque la radio quand l’auteur abandonne toute inhibition et s’installe dans son texte qu’il recrée par sa parole à l’antenne. En remerciement et pour ménager la pudeur bien connue de Cathalo, Saint-Paul termine l’émission sur des citations de poètes qui interpellent immédiatement son invité, friand comme lui de ces pensées, telle celle-ci de Louis-Combet : « La poésie appartient à l’instant ou plutôt elle se tient dans l’instant qu’elle porte au point d’incandescence de sa signification ».   

 

10/12/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du n° 144 de la revue « Décharge » qui salue le départ de l’éditeur Louis Dubost mais qui demeurera présent par sa collaboration, non plus d’éditeur mais d’auteur. Décharge est aujourd’hui une des références majeures qui rend compte de la poésie contemporaine. Son exceptionnel succès n’a en rien entamé son esprit combatif et toute l’équipe qui l’anime conserve une grande humilité et un sens revigorant du dérisoire. Une revue tonique où l’on retrouve dans ce 144ème numéro notre ami Philippe-Marie BERNADOU que nous avons reçu au micro de cette émission (voir plus bas).  C’est l’infatigable chroniqueur poète Georges CATHALO qui a cette fois encore constitué cet excellent dossier sur BERNADOU ; à lire absolument pour la somme plus que modique de 6 € (abonnement 2010 22 € à l’ordre des Palefreniers du Rêve à adresser à Jacques MORIN 20 rue du Pâtis  89130 TOUCY).

Saint-Paul évoque ensuite le livre de Monique-Lise COHEN « Le Parchemin du désir »  éditions Orizons diffusion L’Harmattan 13,50 € qui est un récit d’une grande clarté sur la parole et l’écriture. Comme le dit si bien Henri Raynal « Lorsqu’elle prend soin de s’écrire, la parole a cette vertu de permettre de voir plus complètement, connaître plus intimement ; elle devient par conséquent plus apte à remplir sa mission. »

L’émission est ensuite consacrée à l’écrivain, essayiste et poète

Michel BAGLIN familier de l’émission et personnalité littéraire de premier plan dans la région toulousaine et dans l’univers de la poésie contemporaine, puisque son site www.revue-texture.fr  est devenu en quelques mois le site de référence en la matière. Cette fois-ci Michel BAGLIN vient présenter sa dernière publication qui est un roman noir « La balade de l’escargot » paru dans la collection Policier aux éditions Pascal Galodé diffusion Gallimard 16,90 €.  « Comme mes deux précédents romans noirs (Lignes de fuite et Un sang d’encre), explique BAGLIN, cette « Balade de l'Escargot » est un polar qui mêle la traque et la quête, l’action et la peinture de personnages en rupture de famille, d’amour, de société... Il se déroule en partie dans une sorte de cour des miracles constituée de paumés, de dealers, de squatters, de skins et de prostituées.

Architecte rangé, Clément en vient lui aussi à se « déconnecter » et à se marginaliser à la suite de déboires conjugaux et surtout du viol de sa fille, recluse depuis dans son mutisme. Sans compter qu'une vieille affaire de corruption passive le poursuit sans qu'il en ait vraiment conscience. Livré à une sorte d'errance au volant de son camping-car qui lui sert de coquille d' « escargot », il s'enfonce de déambulations mélancoliques en balades punitives dans les quartiers interlopes de la ville. A la rencontre de la violence, mais aussi de personnages comme Floréal, Mamadou, Rachid, Sandrine, qui lui révèlent le peu de sens de sa propre histoire et la fragilité de ses défenses...

Remonte alors à la surface le scandale étouffé dans lequel sont impliqués des notables véreux, bien moins fréquentables que la pègre des quartiers. Renouant un à un les fils de l'écheveau, l'Escargot devra aussi descendre dans cet égout pour connaître la vérité, dans ces zones d'ombre où se cache la sourde misère du désespoir, mais aussi la tendresse et l'amour de ceux qui ont un jour perdu leur carapace et s’en bricolent comme ils peuvent de très précaires... »

Saint-Paul s’entretient avec l’auteur sur le contenu de ce roman noir, à la tonalité marquante, au suspense « impeccable » selon l’expression de Claude LE NOCHER dans http://action-suspense.over-blog.com . Lectures de passages du livre par BAGLIN.

Un livre à lire et à offrir pour les fêtes de fin d’année !

 

03/12/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du dernier livre de

Monique-Lise Cohen « Le Parchemin du désir » éditions Orizons 137pages 13,50 € (voir rubrique Evènements). « Ce texte nous interroge sur l’alchimie de l’écriture, sang obscur de la souffrance refoulée, puis oubliée, qui devient encre en retrouvant la lumière » constate Betty Dahël Castan dans sa préface et elle nous prévient : « Ce livre ne s’oublie plus ». Lecture d’un extrait du livre ; l’auteure viendra prochainement parler de son livre à l’émission « les poètes ». En attendant, il est recommandé à tout amateur de lecture et d’écriture de lire ce récit alerte et plein d’espoir.L’émission est ensuite entièrement consacrée à la lecture d’une des dernières publications du poète Jean-Pierre CRESPEL qui vit à Paris, dont nous avons ici annoncé ses œuvres et qui nous a fait le plaisir de venir dans nos studios pour réaliser une émission (voir plus bas à cette même rubrique). Jean-Pierre Crespel qi a publié aux éditions Tanguy Garric, qui ont leur siège à Bretoncelles, « Lone wolf of silence » texte accompagné d’une gravure originale en manière noire de Donatella.T a autorisé ce site à reproduire l’intégralité de ce texte que vous trouverez à la rubrique Evènements.

Ce texte qui rejoint d’une autre manière la préoccupation de Monique-Lise Cohen sur la naissance du désir d’écriture surgi de la lecture doit son titre en langue anglaise à James Olliver CURWOOD dont les livres : « les chasseurs de loups el les chasseurs d’or » ont été offerts à Crespel dans son enfance et qui l’ont imprégné durablement d’une passion pour la littérature qui lui a donné l’impulsion d’écrire. Le loup mythique du récit hante les paysages grandioses du Grand Nord mais aussi se cache sous le lit du petit enfant qui lit. Le souffle épique du récit interroge sur le pouvoir des mots.

Saint-Paul donne lecture de cette épopée du loup, en entier.

 

26/11/2009

 

Christian Saint-Paul signale la parution des 2 derniers numéros de la revue Encres Vives (2, allée des Allobroges  31770 Colomiers  abonnement 12 volumes 34 € le numéro seul 6,10 €) : Béatrice LIBERT « Avec » n° 375 et Régine Ha-Minh-Tu « Revers d’encre » n°376. Saint-Paul donne quelques précisions sur ces deux femmes poètes et lit des extraits des recueils. Puis, il annonce également la publication du dernier recueil de Michel COSEM directeur de la revue et des éditions Encres Vives : « Limite des merles »  (Les Amis de la Poésie de Bergerac 38 pages  8 €). L’amour de la nature et de l’imaginaire sert de fil conducteur à cette œuvre pour laquelle il a reçu, en 2008, le Grand Prix de la Ville de Bergerac. Lecture de poèmes extraits de ce recueil dont Chemin(s) dédiée à Annie Briet.

Citant Claude ESTEBAN « le poème qui ne nous rachète pas de notre finitude, ne meurt pas non plus avec nous » Saint-Paul consacre son émission au poète espagnol Andrès SANCHEZ ROBAYNA né en 1952 à Las Palmas aux Canaries. En 1982 il a obtenu en Espagne le prix national de traduction ; en effet on lui doit des traductions du français, de l’anglais mais aussi du catalan. C’est un des grandes voix de la poésie espagnole actuelle. Il se distingue, dans un environnement plutôt lyrique et aux vers abondants, par son parti pris de choisir la rigueur d’une écriture réticulaire. Poésie difficile à dire car elle englobe l’espace de la feuille sur laquelle elle se projette et se répand aussi bien sur le blanc, le vide, que sur les caractères noirs des mots. C’est l’ouverture d’un nouvel espace d’écriture où la parole poétique parce qu’elle court le risque de se perdre, peut avoir une chance de se trouver.

Une œuvre à découvrir dans les recueils « Climat » «Encre » « Psaume sur la dalle froide » « Feu blanc » « La roche » (éditions Comp’act). Lecture de poèmes d’Andrés Sànchez Robayna. 

 

12/11/2009

 

 

Christian  Saint-Paul annonce que le vendredi 20 novembre 2009 à 20 h 30 à la salle Nougaro à Toulouse se produira le poète chanteur écrivain Claudi MARTI pour un concert intitulé « TOLOSA » du nom de son dernier album et qui est le titre en oc de la chanson de Claude NOUGARO « TOULOUSE ». Cette chanson est diffusée à l’antenne. Puis Saint-Paul s’entretient au téléphone avec Claude MARTI demeuré dans son fief audois. Marti explique avec sa verve coutumière la genèse de cette version oc voulue par Nougaro et réclamée après sa mort par Hélène Nougaro qui a eu bien raison se s’obstiner dans sa confiance au génie de Marti pour faire vibrer cette chanson mythique en occitan. Une époustouflante réussite que malheureusement Claude Nougaro n’a pas pu entendre. Mais qui l’aurait réjoui.

Marti évoque ensuite ses musiciens familiers qui sont sa famille qui l’accompagnera à ce spectacle. Il dit, répondant à une interrogation de Saint-Paul, sa confiance en la bonne évolution de la situation de la culture occitane. Il termine sur un commentaire d’un poème d’Yves ROUQUETTE qu’il a mis autrefois en musique « Roges e negres mos remembres » en affirmant sa fidélité à cette passion pour les gens du pays où il a voulu vivre que l’on nomme aujourd’hui l’Occitanie. Cette chanson est alors diffusée à l’antenne.

Saint-Paul remercie Claude MARTI et invite les auditeurs à se rendre à son concert et pour ceux qui ne le pourraient pas de se procurer son album tout en langue oc « Tolosa » qui signe une maturité et un succès dans la vulgarisation par le plaisir d’une version musicale géniale, de l’Histoire de cette terre occitane qui a tant souffert de ses conquérants comme « le loup » Simon de Montfort, tué par une femme du peuple à Toulouse.

Saint-Paul qui a assisté le jour même à un congrès européen sur la lutte contre le racisme, rappelle que le racisme va bien au-delà des discriminations ordinaires et qu’il est l’essence même de l’horreur puisqu’il s’agit de détruire l’autre du simple fait de sa différence. Alors pour terminer il fait entendre de Serge UTGE-ROYO « Amis, dessous la cendre » et consacre les derniers moments de l’émission à Alfred KITTNER né en 1906 à Czernovitz qui était alors austro-hongroise. Avec sa famille, en 1941, comme toute la communauté juive à laquelle il appartient,  il est forcé de vivre dans le ghetto puis en juillet 1942,  il est déporté toujours avec sa famille, en Transnistrie dans des camps. Il fut un des rares survivants à rentrer en 1944 à Czernovitz et gagne Bucarest où il devient directeur de la bibliothèque. A partir de 1958 il se consacre à l’écriture, à la traduction et à l’édition. En 1980 après la mort de sa femme, il s’installe définitivement en Allemagne et meurt à Düsseldorf en août 1991.

Lecture de poèmes d’Alfred KITTER.

 

 

12/11/2009

Voir DOC

 

Christian Saint-Paul recommande la lecture des deux derniers recueils de Monique Saint-Julia parus tous deux à « L’Arrière-pays » 1 rue de Bennwihr  32360  Jégun :

« Un train de paysages » 43 p 10 € et « Au fil des nuages » 54 p 10,50 €. Peintre et poète cette artiste qui fut élève du Conservatoire de musique de Paris, publia pour la première fois des textes en 1958 dans « Entretiens sur les Lettres et les Arts » que dirigeaient alors à Rodez Jean Subervie et Jean Digot. Sa poésie est une poésie de célébration, très fine, très subtile, née d’une attention extatique au monde qui l’entoure Toujours mêlant le rêve au réel, le possible à l’impossible (...) Le bonheur est si rare. Lecture d’extraits des deux recueils.

Saint-Paul signale aussi la parution du n° 75 de Multiples (Anthologie  8) à commander à Henri Heurtebise 9 chemin du Lançon  31410 Longages, abonnement 3 n° 36 €.

Puis l’émission est consacrée à Pedro HERAS à l’occasion de la parution du n° 10 de la revue LEVANT cahiers de l’espace méditerranéen qui rassemble encore une fois les grandes voix de la poésie et de la littérature qui fleurit sur les rives de la Méditerranée. Le n° : 25 € abonnement 2 n° 40 € à commander 14 rue des Arbousiers  34070 Montpellier ou par messagerie : espacedulevant@voila.fr

Ce n° recèle un entretien de Michel Eckhard Elial avec Daniel Cohn-Bendit, des textes de Mahmoud Darwish Alain Suied Frédéric-Jacques Temple Antoine Emaz et bien d’autres. A lire comme une des meilleures revues existant à ce jour.

Saint-Paul lit les poèmes de Pedro HERAS une des grandes voix qui s’est tue trop tôt, de la nouvelle poésie espagnole qui ne désavoue rien de son passé somptueux, de sa combativité qui n’a jamais altéré son art dans la lignée des Hernández, Machado, Unamuno, Goytisolo etc.

 

05/11/2009

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du n°34 de la revue de poésie verte et dérivés NOUVEAUX DELITS  5 € l’exemplaire et 40 € l’abonnement à commander à Cathy GARCIA  Létou  46330  St Cirq-Lapopie. Une revue bien construite, illustrée de dessins de Jean-Louis Millet et de citations, avec des textes d’une grande qualité poétique et de plain pied avec la rugosité des combats pour la vie, meilleure ou pas.

Le guadeloupéen Ernest Pépin nous embarque dans son Odyssée de la ville, long poème lyrique décapant que l’on se plait à dire à voix haute. Un vrai poème « radiophonique » tel que les aime Saint-Paul qui lit celui de la 4ème de couverture « A tous les reconduits ». Des textes de Cathy Garcia, concis et sensuels et un poème en prose de Marc Bureau complètent ce numéro bien réussi. Cathy GARCIA publie quant à elle chez un éditeur de Douardenez dlc un recueil « Trans(e)création ou l’art de sabrer le poulpe et la pulpe » 40 pages 10 € (voir rubrique Evènements).

Saint-Paul reçoit Michel BAGLIN poète, romancier, essayiste, écrivain bien connu des auditeurs de l’émission « les poètes ». Il vient ce soir présenter son livre « Chemins d’encre » paru aux éditions Rhubarbe (201 p 13 €). Dans ces récits, BAGLIN dévoile son parcours initiatique qui l’a conduit à la lecture et à l’écriture, deux activités indispensables à la réalisation de sa personne et qui sont indissociables. L’écriture suave de Baglin nous entraîne dans l’odeur de papier et d’encre qui a imprégné le jeune Baglin, l’ancrant définitivement aux mots pour exister et appréhender le monde. Mais les mots ne se réduisent pas à l’écrit, et la sensibilité de l’enfant Michel Baglin a été éveillée par Brassens. « Elégie à un rat de cave » est alors la chanson diffusée à l’antenne pour accompagner cette réflexion, le morceau étant choisi, Saint-Paul connaissant l’amour du jazz de son invité. Baglin évoque HEMINGWAY écrivain qui l’a fasciné enfant et qui noyait son angoisse dans l’action.

L’influence de CAMUS est très marquante chez Baglin qui relève deux citations : « la montée vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme » et « l’œuvre d’art naît du renoncement de l’intelligence à raisonner le concret. Elle marque le triomphe du charnel ». BAGLIN qui a fait son mémoire de maîtrise de lettres sur Roger Vailland constate que cet écrivain l’a d’abord gagné à sa cause par cette façon de mettre le monde au bout de l’écriture et l’écriture au bout du monde.

Les chemins d’encre empruntent les mêmes voies de chemin de fer qu’affectionne aussi Michel Baglin, inlassable marcheur et mâcheur de mots pour notre plus grand plaisir.

Un livre à lire toute affaire cessante !

 

29/10/2009

 

Christian Saint-Paul consacre toute son émission à la lecture d’extraits de « Horde » et « Horde, suite » parus respectivement en 1989 puis 2003 et 1997 chez Obsidiane du poète, essayiste, romancier

Christian DOUMET, né en 1953 à Mâcn, professeur de littérature française et d’esthétique musicale à l’Université de Paris 8.

A signaler « Faut-il comprendre la poésie ? » paru en 2004 chez Klincksieck 

12 €.

 

23/10/2009

 

Christian Saint-Paul consacre son émission à Claude VIGEE.

Né le 3 janvier 1921 en Alsace à Bischwiller d’une famille juive établie là depuis plus de trois siècles, il parle l’alsacien et le français. Il fait ses études secondaires à Strasbourg et en 1940 est expulsé d’Alsace avec sa famille. Réfugié à Toulouse, étudiant en médecine, il participe activement à la résistance juive (A.J.). En 1943 il parvient à gagner les USA depuis Marseille. Il se marie à Evelyne, sa cousine, et obtient un doctorat en langues romanes. Il devient professeur d’université et enseigne à l’université Brandeis près de Boston. En 1960 il quitte les USA pour enseigner à Jérusalem jusqu’à sa retraite. Il effectue de permanents aller-retour entre Paris et Jérusalem qu’il n’abandonne que tout récemment à la suite de la maladie de son épouse Evelyne. La disparition de celle-ci en 2007 a profondément ébranlé Claude Vigée qui vit maintenant seul à Paris. Son dernier livre « Mélancolie solaire » éditions Orizons 314 p 29 €, Vigée est venu le présenter à Toulouse (voir dans la rubrique Evènements de ce site).

Saint-Paul lit en premier lieu un extrait de « La lune d’hiver » ed. Flammarion qui relate un épisode de la rafle des juifs à Toulouse en 1942.

Puis il lit des poèmes extraits de « Aux portes du labyrinthe » ed. Flammarion, poèmes de passage écrits entre 1939 et 1996. Toute l’œuvre de ce poète couronné en 1996 par l’Académie Française est à lire comme une des plus marquantes de notre époque. Elle est rassemblée dans  « Mon heure sur la terre ».   

 

 

15/10/2009

 

 

Christian Saint-Paul rappelle qu’il a consacré l’émission dernière à Kemèny poète hongrois, que la Hongrie, pays de 10 millions d’habitants, est riche en créateurs littéraires et qu’elle compte un Prix Nobel de littérature Imre Kertész qui le reçut en 2002. Né en 1929, il se fit connaître en 1961 par son roman Être sans destin. Adolescent, il fut déporté au camp d’Auschwitz ; survivant, il vécut dans un petit studio avec sa femme, en marge de la société hongroise, gagnant sa vie avec des traductions, des pièces de théâtre de boulevard et des comédies musicales. De la phrase d’Adorno : « Après Auschwitz, c’est un acte de barbarie que d’écrire un poème » il dit : « Pour parler crûment, je considère que cette phrase est une boule puante morale qui empoisonne inutilement un air déjà suffisamment vicié ». Pour Kertész « chaque histoire particulière est kitsch, parce qu’elle échappe à la règle. Chaque survivant ne témoigne que d’un vice de fonctionnement particulier. Seuls les morts ont raison, personne d’autre. »

« Comment écrire de la poésie après Auschwitz ? » le poète polonais

Tadeus ROZEWICZ y répond, tout au bord de ce silence qui étouffe beaucoup de survivants. En effet, le poète avait vingt ans quand son pays vaincu fut martyrisé par les hordes nazies. Ouvrier en ce temps là, il a combattu dans l’armée clandestine avec son frère qui fut exécuté par la Gestapo. La démarche poétique de ROZEWICZ est proche de celle de Paul CELAN.

ROZEWICZ s’immerge dans la nouveauté des formes de la poésie polonaise. Il est radicalement « moderne » au sens préconisé par RIMBAUD. Ses poèmes ont véritablement révolutionné la poésie polonaise par leur ton cru, l’absence de métaphore, et parfois une brutalité de langage.

Saint-Paul fait entendre cette voix rugueuse en lisant des textes extraits de son recueil « Régio » (Arfuyen éditeur) tels que « Vestibulium vaginae » ou « Mons Pubis » ou « Sur un arbre abattu ». Pour Rozewicz

« le poète est celui qui s’en va

et celui qui ne peut s’en aller ».

 

08/10/2009

Christian Saint-Paul évoque la figure de cet écrivain, poète majeur de notre époque qui vient de disparaître :

Jean-Max TIXIER.

Il rappelle l’attachement de cet auteur à la revue Encres Vives qui a publié depuis 50 ans les grands noms de la poésie contemporaine. Saint-Paul lit des extraits d’interventions de TIXIER sur la forme des revues, s’attachant plus au contenu qu’au contenant. Une émission spéciale sera réalisée en hommage à ce poète qui faisait partie du paysage familier de la poésie française.

Puis Saint-Paul consacre son émission à un poète hongrois,Istvàn Kemény, reprenant en cela la tradition de radio occitania et de l’émission « les poètes » qui ont une vocation mondiale pour mieux défendre toutes les identités culturelles.

Kemény est né en 1961 à Budapest ; il se consacre à la littérature et à l’Histoire après quelques années de droit. Il publie de nombreux recueils de poèmes et devient dès 1980 une des voix emblématiques de la poésie hongroise.  Il est l’auteur aussi d’un roman, d’un essai critique et de nouvelles.

Ce sont les éditions Caractères qui le font connaître en France par la traduction de Guillaume Métayer d’un recueil : « Deux fois deux » 100 pages 18 €. Saint-Paul lit des poèmes de ce recueil qui sont « quelques éclats d’un miroir recomposé, une poignée de signes hésitant entre mémoire et prophétie » selon Métayer.

01/10/2009

Christian Saint-Paul  commente, lit quelques extraits et recommande aux auditeurs la lecture de :

« Ecorché vif et cris » d’Alain Lacouchie  recueil paru en juin 2009 aux éditions Editinter préface de Jean Joubert. Une émission particulière sera consacrée à cette publication.

« Chemins d’encre » de Michel Baglin aux éditions La Rhubarbe. L’auteur viendra prochainement parler de ce livre à l’émission « Les poètes ».

« Et si nous revenions, sans vieillir ? » de Marcel Migozzi, recueil constituant le n° 370 de la revue Encres Vives (2 allée des Allobroges 31770 Colomiers – abonnement 34 € le numéro 6,10 € ).

« Le grenier à sel 2 » de Jean-Max Tixier constituant le n° 371 d’Encres Vives.

« Portraits de poètes » de Jacques Basse constituant le n° 372 d’Encres Vives.

L’émission est consacrée ensuite au poète et romancier américain Jim HARRISON né en 1937 dans le Michigan.

L’auteur de « Légendes d’automne » qui fut le début de ses succès littéraires est un poète à connaître comme un poète majeur de notre époque. Loin des clichés médiatisés qui nous ravagent, Jim HARRISON impose une humanité déchirante qui nous renvoie à la réalité vivante du monde. Saint-Paul choisit de faire entendre en hommage à Armand ROBIN qui fut le traducteur du poète russe ESSENINE, les trente lettres poèmes que Jim HARRISON écrivit au poète suicidé par pendaison en 1925. Ce recueil : « Lettres à Essenine » édité en bilingue chez Bougois 12,20 €, Jim HARRISON l’écrivit en 1973. Lecture de quelques poèmes.

24/09/2009

 

 

Christian Saint-Paul consacre son émission à Armand ROBIN (1912 – 1961)

Il développe la biographie de cet auteur breton qui traduisit les grands poètes du 20ème siècle et vécut de ses rapports d’écoutes radiophoniques du monde entier. Un poète libertaire à lire ou à relire.

 

 

17/09/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la création à Toulouse dans le cadre du Festival Occitània et du Festival Déodat de Séverac, d’un Oratorio Profane : « OMBOUR / TRAVERSEE ».

Il s’agit d’un dialogue poétique et musical entre la culture occitane et la culture marocaine

sous la direction de José SOBRECASES ; à un texte inédit du grand poète marocain Abdellatif Laâbi répond une voix d’Occitanie, l’écrivain Roland Pécout.

Des groupes de musiciens du Maroc et d’Occitanie vont se succéder et s’entremêler lors de ce spectacle le mardi 22 septembre 2009 à 20 h 30 à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines à Toulouse.

Saint-Paul s’entretient par liaison téléphonique avec José SOBRECAZES qui est à Cahors ce soir là avec Abdellatif LAÄBI.

La genèse de cette œuvre exceptionnelle qui sera donnée à Toulouse est décrite avec enthousiasme par Sobrecazes qui brosse aussi rapidement un portrait du poète des libertés qu’est Laâbi.

Saint-Paul consacre ensuite le reste de l’émission à une courte présentation de l’originalité poétique du grand poète marocain fondateur de la revue culte « Souffles » et lit des textes en rappelant que l’édition complète a été réalisée par les éditions de La Différence.

A lire sans attendre et à réserver sa place pour le spectacle récital du 22 septembre car il s’agira d’un évènement artistique et littéraire historique.

 

10/09/2009

 

 

 

 

 

 

Christian Saint-Paul reçoit Jacques MIQUEL spécialiste de l’émission « les poètes » de la chanson à textes, auteur de la discographie de Brel et de Ferré, qui a déjà réalisé un certain nombre d’émissions sur cette antenne dont une sur Nougaro.

Ce soir ce sont les textes dits par Claude NOUGARO que Jacques MIQUEL nous fait écouter en les commentant brièvement pour bien les situer dans leur époque et leur contexte créatif.

Détails de l’émission dans le fil rouge : voir doc

 

 

03/09/2009

 

Christian Saint-Paul reçoit Bruno RUIZ poète et chanteur et Michel BAGLIN écrivain, poète.

En effet, le samedi 12 septembre 2009 Michel BAGLIN sera l’invité du 8ème festival « Rencontres de la Garenne » à Montesquiou dans le Gers.

C’est l’association « Les Dits de l’Osse » (la rivière Osse coule au pied de Montesquiou) qui organise cette manifestation dans le seul but de faire découvrir un auteur contemporain invité à lire les livres présentés. Cet année l’invité est Michel BAGLIN.

Celui-ci à 18 h rencontrera le public et parlera de son approche de la lecture et de l’écriture en présentant son dernier ouvrage qui sera alors paru aux éditions Rhubarde : « Chemins d’encre ».

A 21 h 30 c’est Bruno RUIZ qui proposera le spectacle qu’il a monté à sa manière habituelle de celui qui met en scène le chant du texte, à partir du recueil de BAGLIN « L’alcool des vents » paru au Cherche Midi éditeur. Un grand moment en perspective !

Bruno RUIZ et Michel BAGLIN s’expliquent librement sur leur démarche créatrice tout le long de l’émission.

On écoute du dernier CD de RUIZ : Maintenant ; trois coquelicots ; pauvre Orphée ; le phare de mes rêves.

Michel BAGLIN lit à la fin de l’émission un texte inédit.

Pour oplus de renseignements sur la soirée du 12 septembre :

www.montesquiou.info     www.revue-texture.fr     http://sitebrunoruiz.free.fr/

 

 

27/08/2009

 

L’émission « les poètes » après une longue interruption cet été reprend.

Elle est consacrée à un hommage à Henri MESCHONNIC professeur d’université, linguiste, écrivain, traducteur, poète né en 1932 à Paris et décédé en avril 2009.

Pour cela, Christian Saint-Paul a demandé à Monique-Lise COHEN, écrivain, poète, bibliothécaire en retraite d’organiser cet hommage et de présenter quelques thèmes essentiels de la pensée de Meschonnic. En effet, Monique-Lise COHEN a eu comme maître de thèse pour son doctorat le professeur Meschonnic.

Saint-Paul introduit le sujet en citant le travail de Meschonnic sur la poétique (Pour la poétique essai Gallimard), ouvrage très polémique car il instaure des concepts qui découvrent l’unité de fonctionnement et de sens dans un texte, d’une forme et d’une histoire. C’est la recherche d’un langage textuel, d’écriture lecture, ou le signifiant n’est pas séparé du signifié. Monique-Lise Cohen renchérit sur cette notion essentielle à la pensée de Meschonnic qui rejetait le sacré et le religieux si éloigné du divin.

Elle développe longuement l’explication de cette démarche iconoclaste. Des textes de Meschonnic sont ensuite lus extraits de « Légendaire chaque jour » et de « Dans nos recommencements » recueils publiés chez Gallimard.

Une autre émission sur Meschonnic sera programmée dans les mois à venir.

Enfin Saint-Paul incite les auditeurs à se procurer le livre de Jean-Pierre THUILLAT « Bertran de Born Histoire et légende » paru aux éditions FANLAC  272 p 24 €.

 

16/07/2009

 

 

Christian Saint-Paul pour poursuivre les manifestations qui rendent hommage à ceux qui ont vécu voici soixante ans, la retraite (la retirada) devant les troupes triomphales des nationalistes espagnols, dont leur commandant en chef, Francisco Franco, exercera une dictature sur son pays jusqu’à sa mort en 1975, consacre son émission à deux poètes dont le destin est indissociable de cette épouvantable défaite.

Le premier Tomàs SEGOVIA est né en 1927 à Valence et a pu quitter l’Espagne dès le début de la guerre civile en 1936 pour séjourner dans un foyer, avec sa famille à Paris, puis en 1939, après un séjour en Roussillon, a rejoint le Mexique depuis Casablanca où sa famille avait pu se rendre. Là, il publie des recueils de poésie, des récits, une pièce de théâtre, se marie deux fois, dirige un centre culturel, séjourne en 1965, 1966 à Paris, est lauréat de prix littéraires avant de retourner en 1976, un an après la mort de Franco, en Espagne. Il vit actuellement soit à Madrid, soit au Mexique. Il est lauréat des plus grands prix espagnols : prix Juan Rulfo, prix Octavio Paz, prix Federico Garcia Lorca. Saint-Paul brosse la biographie de SEGOVIA, une des figures marquantes de la poésie de langue espagnole du 20ème siècle et lit des poèmes extraits de « Cahier du nomade » éditions Gallimard Poésie / Gallimard.

Le second est Manolo VALIENTE né à Séville en 1909 qui fût blessé au combat et franchit en 1939 la frontière française pour être emprisonné dans les camps et n’être libéré qu’en 1942. Poète, narrateur, peintre, dessinateur, sculpteur, Manolo VALIENTE qui était lié d’amitié avec Saint-Paul avec lequel il partageait ce besoin vital de poésie, entretint jusqu’à sa mort le souvenir actif de son maître Antonio MACHADO auquel il vouait un véritable culte.

Grace au travail du professeur Jacques ISSOREL, vient de paraître un livre de textes inédits de VALIENTE : « Un vilain rouge dans le sud de la France suivi de Sable et Vent (deuxième livre) ». mare nostrum éditeur version bilingue 14 € (voir la rubrique Evènements sur ce même site) Lecture de poèmes extraits de ce livre. Une émission complète sera plus tard consacrée à VALIENTE avec la participation attendue du professeur Jacques ISSOREL auquel il y a lieu d’exprimer notre gratitude pour cette publication.

 

09/07/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution aux éditions Orizons des « Poésies d’André Walter » d’André GIDE illustrations de Christian Gardair  58 pages 20 € (voir rubrique sur ce site « Evènements »).

Il se réjouit de la publication du livre de Jean PENENT : « Occitanie L’épopée des origines » aux éditions Cairn 297 pages 25 €, qui permet de connaître cette « épopée » qui a ancré l’humanisme, de façon simple, mais avec les rigueurs du scientifique de haut vol qu’est le conservateur en chef du patrimoine Jean Penent qui dirige à Toulouse les musées Paul Dupuy et Georges Labit. En effet, ce que l’on nomme aujourd’hui l’Occitanie est l’héritière de Rome, du royaume goth de Toulouse, des royaumes d’Aquitaine et de Provence, attentive aux courants de la pensée et de la connaissance venus d’al-Andalus, initiatrice de la « Paix de Dieu », formera à la veille de l’an mil le creuset d’une civilisation sur laquelle l’Europe d’aujourd’hui fonde encore ses valeurs. Une émission spéciale sera consacrée à ce livre avec Jean PENENT en septembre. Un livre que tout occitan et tout amateur d’Histoire et de la pensée humaine se doit de posséder.

L’émission est ensuite consacrée à Homero ARIDJIS auteur d’une œuvre considérable englobant les romans, les recueils de poésie, les contes philosophiques et jusqu’aux polars. Ce poète est le dernier né, en 1940 et à Contepec, d’une famille de cinq enfants dont le père était grec et la mère mexicaine. Journaliste de formation, il suivit une carrière universitaire en qualité de professeur invité dans les universités américaines avant d’être nommé ambassadeur du Mexique en Hollande puis à l’UNESCO.

Ardent défenseur de l’environnement il a fondé le « groupe des cent » qui réunit des intellectuels convaincus que l’alerte écologique est une priorité planétaire. Sa poésie rend compte d’un ton, d’une atmosphère qui, comme le duende ou le jazz secoue, bouscule et apaise. Yves Bonnefoy a préfacé son recueil « Les poèmes solaires » très attaché à ce poète qui est « assurément très de son pays, comme Octavio Paz. Il l’est par un apport essentiel à cette conscience de soi dont il faut préserver la salutaire inquiétude ».

Homero ARIDJIS  « Les poèmes solaires  précédé de Le poète en voie d’extinction et suivi de Baleine grise » Mercure de France182 pages 17,50 €.  

 

02/07/2009

 

Christian Saint-Paul reçoit pour la seconde fois le poète Jean-Pierre CRESPEL venu de Paris. En préambule, cet auteur familier de ce site tient à rendre hommage à Henri MESCHONNIC qui est décédé le 15 avril 2009. Né à Paris en 1932, agrégé de lettres, cet universitaire professeur de littérature et linguiste est l’auteur d’une œuvre abondante, à la fois dans la création poétique, mais aussi dans la théorie de l’écriture et du langage et de la traduction. Pour Meschonnic, ce qu’il appelle « La poétique » est une pratique théorique, inséparable d’une écriture qu’il a proposée dans sa traduction des Cinq Rouleaux de la Bible. En effet, il n’y a pas lieu pour lui, de disjoindre le signifiant du signifié ni l’oral de l’écrit.

Jean-Pierre CRESPEL lit un extrait du livre d’ESTHER de Henri Meschonnic paru aux éditions Gallimard en 1970.

Puis CRESPEL explique sa démarche qui l’a conduit à écrire « L’Alphabet du Royaume » (livre d’artiste publié en 1999 chez GRAVOS PRESS illustré par Erik BERSOU) qui est l’expression de 22 tableaux inspirés par les 22 lettres hébraïques dans leur interprétation (selon le Talmud et le Zohar) sur l’exil à Suse en Perse à l’époque d’Assuérus. C’est l’occasion pour CRESPEL de  raconter cette épopée par ses poèmes sur la constance, la beauté, la bienveillance, la foi d’Esther, fragile et déterminée, forte et attentive, qui sauve son peuple.

Lecture des 22 poèmes par Christian Saint-Paul.    

 

 

 

 

 

 

25/06/2009

 

 

Christian Saint-Paul exhorte les auditeurs à se rendre le vendredi 10 juillet à Montolieu (11) au foyer Jean Guéhenno pour assister à l’entretien de Jacques Issorel : « Antonio Machado et Manolo Valiente, deux destins parallèles » et à 18 h 30 à la projection du film de José Jornet : « Le voyage de Joan Jordà ». Saint-Paul fût, en effet l’ami de Manolo Valiente pour lequel il écrivit un texte à sa mort dans un recueil constituant un n° de la revue Encres Vives « Pour ainsi dire ». Une émission sera d’ailleurs prochainement consacrée à Manolo VALIENTE. Quant à JORDA, son énorme travail fût toujours salué dans cette émission et cet artiste est aussi un ami cher de Saint-Paul. Une manifestation à ne pas manquer !

 

Saint-Paul annonce ensuite la parution du livre « L’instant le poème » de Faraz ABADI et Michel ECKHARD ELIAL paru au Centre Ethique (www.centreethique.com) Michel Eckhard Elial est cet auteur traducteur qui dirige la revue LEVANT et les éditions du même nom. Des précisions sur ce dialogue poétique partagé que constitue « L’instant le poème » ainsi que le bulletin de commande figurent ici, sur ce site, à la rubrique « Evènements ». A lire !

Puis Christian Saint-Paul reçoit Paul ARRIGHI pour poursuivre l’émission consacrée à « Silvio TRENTIN, devant les poètes, Lauro de BOSIS et Giacomo LEOPARDI ». Paul ARRIGHI, historien, auteur de « Silvio TRENTIN un homme en résistance 1919 1943 » paru aux nouvelles éditions Loubatières (voir rubrique Evènements) explique, après avoir rappelé quels furent ces deux destins exceptionnels avec sa fougue communicative, quels liens pouvaient unir deux personnalités aussi contradictoires en apparence que Trentin et Léopardi.  Un lecture d’un petit texte de Léopardi est lu par Saint-Paul. La richesse du sujet est telle que Paul ARRIGHI communiquera un texte inédit sur ce sujet, qui sera mis en ligne très prochainement et à la disposition de nos visiteurs.

 

18/06/2009

 

 Christian Saint-Paul reçoit le poète Jean-Pierre CRESPEL qui était invité, la veille à une soirée poésie qui s’est tenue à l’Ostal d’Occitania, rue Malcousinat à Toulouse qui célébrait l’activité incessante depuis 1960 de l’écrivain, poète, éditeur Michel COSEM en présence de quelques uns de ses auteurs : Monique-Lise COHEN, Gilles LADES, Annie BRIET, Christian SAINT-PAUL.

 

Jean-Pierre CRESPEL né à Paris, diplômé de philosophie et d’esthétique, a publié une quinzaine de recueils et collabore avec de nombreuses revues de poésie. Il est membre du comité de rédaction de la revue LEVANT (voir rubrique Evènements Actualité). Des textes de cet auteur figurent aussi sur ce site à la rubrique « quelques textes » à la lettre C  Crespel.

CRESPEL s’entretient avec Saint-Paul et explique ce qui motive sa démarche créatrice. Ce parisien, d’origine normande est attiré par l’Orient qui lui a inspiré une grande partie de son œuvre. Vivant dans une mégapole il lui est vital de retrouver la mer ou l’océan chaque été pour se fondre dans son immensité. Jean-Pierre CRESPEL lit des extraits de son recueil « Lumière et mémoire » 97 pages 12 € Klamba Editions. Poétique, pathétique, la langue est presque sibylline, ésotérique, dessinée à la pointe du silex ; une plume solide, qui saisit les moments, les instants, les couleurs les gestes et les mouvements avec la vigueur d’une poigne originelle. Selon son éditeur il use de mots presque rugueux pour créer des images feutrées qu’il caresse avec énergie…

Ce recueil rassemble des textes parus dans des revues à diverses époques, que CRESPEL a repris, parfois remanier. Il lit un texte qui servit de poème préface à un recueil de Saint-Paul dans les années 1980. Lecture alternée aussi avec Saint-Paul.

Crespel s’est engagé à revenir pour une prochaine émission. Un poète à lire de toute nécessité !

 

 

 

 

11/06/2009

 

Christian Saint-Paul signale la parution du n° 101 de la revue « FRICHES » Cahiers de Poésie Verte  Le Gravier de Glandon 87500 Saint-Yrieix  abonnement 25 € (chèque à Cahiers de Poésie Verte) très fortement recommandée par l’émission « les poètes », consacré en particulier à Georges SAINT-CLAIR avec des textes entre autres de Cédric Le Penven, Odile Caradec, Lucien Wasselin, Christian Le Roy etc. et des critiques de recueils et de revues. Une des meilleures revues de poésie de notre époque, dirigée par Jean-Pierre THUILLAT qui publie également un livre : Bertran de Born Histoire et légende aux éditions Fanlac (24€) mais que l’on peut commander directement à l’adresse de la revue. A travers cette biographie originale , c’est l’histoire de la grande Aquitaine d’Alienor et celle de Richard Cœur de Lion qui renaît sous nos yeux sous la plume passionnante de J.P. Thuillat.

Christian Saint-Paul reçoit Paul ARRIGHI  historien, auteur de « Sivio TRENTIN un homme en résistance 1919-1943 » paru aux nouvelles éditions Loubatières. (voir rubrique « Evènements Actualité » le descriptif de l’ouvrage). Paul ARRIGHI brosse un panorama de la vie de l’italien Silvio Trentin (1885  1944) professeur de droit à Venise et député en 1919 qui se réfugia en Gascogne dès 1926, quitta Auch pour Toulouse en 1935 où il fonda une librairie 46 rue du Languedoc, se rendit à Barcelone au côté du docteur Camille Soula pour soutenir les républicains catalans, accueillit en 1939 ses compagnons d’exil espagnols après la « retirada », fonda le 1er réseau de résistance à Toulouse « Féderer et libérer » , regagna l’Italie qu’il croyait prête à se libérer en 1943 et mourut en prison en 1944.  Silvio TRENTIN homme de grande culture écrivit sur les poètes Léopardi et Lauro de Bosis. Arrighi raconte ce que fût l’aventure tragique romantique du poète Lauro de Bosis qui jeta son avion « Pégase » dans la mer pour protester contre la violence du système fasciste en vigueur.  Une autre émission dans un proche avenir viendra compléter celle-ci car la vie exemplaire de Silvio TRENTIN et sa reflexion sur l’œuvre de Giacomo Léopardi ne put être relatée dans le temps limité de cette première émission. A suivre donc.

 

04/06/2009

 

Christian Saint-Paul signale la parution du n° 32 de la revue Nouveaux Délits Revue de poésie vive et dérivés (5 € à commander à Cathy Garcia 46330 Saint-Cirq Lapopie). Lecture salutaire fortement recommandée ! Voir dans notre rubrique Evènements Actualité.

L’émission est consacrée ensuite à Claude VIGEE venu présenter à Toulouse son dernier livre « Mélancolie solaire » Edition d’Anne Mounic paru aux éditions Orizons (312 pages 29€) Voir détails de cette publication à la rubrique « Evènements Actualité ».

Christian Saint-Paul expose la vie exceptionnelle de ce grand sage de la poésie, grand initié de la vie, illuminé de ses étincelles intérieures qui jaillissent comme un feu de joie pour ceux qui bénéficient de sa présence et de sa parole vive. Lecture de quelques extraits du livre, en particulier les poèmes écrits après la disparition d’Evy sa femme, qui fût sa compagne plus de soixante ans. Claude Vigée est lié à l’histoire littéraire et à l’Histoire de Toulouse où il fonda en 1941, étudiant en médecine, l’Armée Secrète Juive.

                                                     A lire de toute nécessité !

 

28/05/2009

 

Dans le cadre de l’année Jaurès, Christian Saint-Paul reçoit Jordi BLANC écrivain, professeur de philosophie et d’économie et directeur des éditions Vent Terral dont le siège est dans le Tarn à Valence d’Albigeois.

L’entretien de 45 minutes porte sur la vie de Jaurès dans notre pays d’Oc, et plus particulièrement sur son engagement philosophique et son œuvre en ce domaine spécifique. Jordi Blanc a réalisé sa thèse de doctorat d’Etat sur l’œuvre philosophique de Jaurès et a publié divers ouvrages dont vous trouverez les références dans notre rubrique « actualités » à la date du 18/05/2009. A lire absolument la synthèse de la thèse qui se lit d’une traite : « Jaurès philosophe » éditions Vent Terral  93 pages 7€.

 

 (VOIR DOC)

 

14/05/2009

 

Christian Saint-Paul rappelle qu’à Toulouse, l’année 2009 est l’année Jaurès, que Radio Occitania participe aux animations par la diffusion d’émissions particulières. C’est ainsi que bientôt il accueillera Jordi BLANC auteur de plusieurs ouvrages sur Jaurès et en particulier de « Jaurès philosophe » éditions Vent Terral 7€.

L’année 2009 étant aussi consacrée à l’évocation de la Croisade des Albigeois qui débuta en 1209, l’émission fait référence au bûcher de Montségur, emblématique de cette sinistre période qui a bouleversé tous les pays de langue d’oc.

Saint-Paul fait écouter le chant de Claude MARTY « Montségur » en langue d’oc.

Puis, Cédric rédacteur en chef de radio occitania lit de René NELLI « l’Ode à Montségur » long poème en langue d’oc. Saint-Paul en lit la traduction ; il cite ensuite NELLI dernier poète de génie de notre culture occitane, sur sa conception de l’amour : « Dans l’amour, l’homme oublie qu’il est un être borné ». Suivent quelques textes, dont un poème en hommage au Lauragais.

 

 

07/05/2009

 

Christian Saint-Paul invite les auditeurs à se rendre à CARCASSONNE au Centre Joë Bousquet 53 rue de Verdun admirer l’exposition qui se terminera le 30 mai 2009 du peintre et sculpteur Joan Jordà ; le samedi 16 mai aura lieu une rencontre avec Joan Jordà de 15 h à 18 h qui sera entouré de ses amis poètes et musiciens et écrivains qui évoqueront son œuvre. Par ailleurs, du 11 avril au 30 septembre 2009 Joan Jordà expose ses œuvres sur papier à Montolieu à côté de Carcassonne au Musée des Arts et Métiers du Livre rue de la Mairie  (04 68 24 80 04).

Puis Saint-Paul reçoit l’écrivain Philippe Saüc pour la parution de son nouveau roman : « S’en fout la mort » publié aux éditions « cardère » www.cardere.fr  123 pages 16€.

Philippe Saüc qui a passé son enfance dans le Tarn et Garonne choyé par ses parents enseignants, vit à Toulouse où il est sociologue de profession. Il a vécu quelque temps dans le Couserans en Ariège où il a pu, entre autres, exercer ses talents de conteur. Passionné par la vie des peuples dans ce qu’ils ont d’unique et d’universel, ce sociologue a longtemps séjourné en Afrique, au Wulli, ancien petit royaume du Sénégal oriental, où il a partagé la vie quotidienne des villageois. Mais Il demeure très attaché aux montagnes pyrénéennes qu’il parcourt plusieurs années comme facteur, puis comme « enquêteur sociologique » ; parallèlement, il développe entre autres une activité de conteur où il prend grand plaisir à mélanger les langues (occitan, maninga, wolof, russe, castillan, français, anglais…). De ses pérégrinations, Philippe Saüc ramènera un premier roman : « Itinéraires d’un facteur rural (L’Inédite 1996) et à son retour d’Afrique, un second roman : « Na, Lam » aux éditions « cardère » ; il avait été l’invité alors de notre émission pour présenter ce roman (voir émission du 11/09/2008).

L’Afrique est toujours présente dans son dernier roman et le titre lui-même est emprunté au nom que l’on donne à certains petits bus collectifs que Saüc a pratiqués pour des voyages épiques, bus chargés au-delà du raisonnable, mais qui circulent, imperturbables face au danger. Saüc raconte sans rien dévoiler de l’intrigue du roman, qu’il s’agit du récit du parcours initiatique très particulier du héros : Pierre Cassé, trop bon élève qui décide de « bondir vers l’Afrique sauvage ». C’est Freetown en Sierra Leone la destination de Pierre Cassé et le roman se situe, non plus comme dans le roman précédent « Na, Lam » dans la brousse, mais dans l’urbanité agressive d’une Afrique en marche vers sa modernité. Philippe Saûc lit des extraits du livre, qui révèlent un ton très alerte, rapide, qui suscite immédiatement l’intérêt pour l’histoire elle-même, tout en permettant ces digressions qui émaillent le récit et nous éclairent mieux sur l’Afrique, Pierre Cassé et l’auteur qui se livre ainsi en filigrane.  

Saüc reprend ses lectures d’extraits du livre, conservant intacte l’énigme de la finalité du roman qu’il importe maintenant de lire.

http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/2008/01/29/

 

 

30/04/2009

 

 

L’émission est consacrée à l’audition du premier poème radiophonique écrit par Christian SAINT-PAUL en 1967 puis augmenté pour une dernière édition (il y en eut 3) en 1979.

Ce long poème narratif est nourri des pérégrinations de l’auteur dans les années soixante et soixante dix. C’est ainsi qu’à propos de l’île Ibiza il est fait allusion au paquebot « LAMORICIERE » qui venait d’ALGER via la France et sombra aux larges des Baléares. Il y avait à son bord la femme du poète Max-Pol Fouchet, Jeanne Fouchet. Max-Pol Fouchet vit dans le nom du paquebot « Lamoricière » le présage du futur désastre : « la mort ici erre ».

Saint-Paul évoque aussi CAMPANYS à propos de BUENOS AIRES. Il s’agit d’un professeur de linguistique à l’Université de Paris qui est le neveu du président de la Députation de Catalogne qui, sous le régime de Vichy, fut extradé de France pour être fusillé par les franquistes. Ce professeur et l’auteur parcoururent ensemble la ville de Buenos Aires en 1976.

Vers la fin du poème Saint-Paul à propos du Maroc, déclare qu’avec son compagnon de voyage, « ils provoquèrent le déluge sur les oueds en délire » ; en décembre 1969 et janvier 1970, l’auteur fut guidé au Maroc par le poète Michel Bocquet, originaire des lieux et il y eut à cette période d’importantes inondations.

Ce poème radiophonique est dédié au poète disparu Claude SAGUET qui, le premier a encouragé sa publication. L’auteur d’ailleurs dans ce texte dit son attachement à ce poète qui fut si longtemps son ami familier. Il évoque aussi la figure du poète Michel Eckhard, indéfectible compagnon de la première heure, qui est aujourd’hui le directeur de la revue LEVANT.

 

 

23/04/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution aux éditions SOC & FOC de « La Chair des Jours » vingt-et-un poèmes d’Annie BRIET d’après vingt-et-un tableaux de Louttre.B (12€). (Voir rubrique « actualités » sur cet ouvrage). Petite merveille à avoir vite chez soi.

L’émission est ensuite consacrée à Djalila DECHACHE jeune écrivaine à la croisée de plusieurs cultures comme aime cette radio : radio-occitania. Djalila DECHACHE attachée culturelle en Seine Saint-Denis participe depuis de nombreuses années à des récitals poétiques. Ayant appris l’arabe classique et dialectal, elle se définit comme habitant toutes ses langues, le français, l’arabe mais aussi dit-elle, sa langue de la petite enfance et sa langue de l’écriture. C’est précisément cette dernière que Saint-Paul nous fait écouter en lisant des textes de son recueil : « Commencements » qui trahit une posture du quotidien chargée de fortes émotions. Lucide jusqu’à la clairvoyance douloureuse, la voix de Djalila crie un monde que nous reconnaissons sans détour pour l’avoir éprouvé malgré nous. Scènes de la vie quotidienne, découverte fortuite du destin de l’autre dans ce qu’il laisse entrevoir au regard aigu de l’amour du prochain. Une grande tendresse éclaire les pages de ce recueil dont on ne sort pas indemne.

(Illustré de calligraphies de Ghani Alani, maître calligraphe héritier des écoles de Bagdad et de Turquie)

Éditions MARSA 70 pages 13 €  

 

 

16/04/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce pour les auditeurs ariégeois qui peuvent écouter l’émission en direct par Internet (voir sur ce site   )  que le romancier Philippe Saüc présentera son dernier livre : « S’en fout la mort » à la librairie La Mousson à Saint-Girons le samedi 25 avril 2009 de 10 h à 12 h 30 (pour en savoir plus, à l'avance : http://www.cardere.fr/

L’émission est ensuite consacrée à Daniel FANO. Ce poète, né en 1947 a publié dès 1973 des recueils de poésie chez l’éditeur « Le Castor Astral » en particulier « Chocolat bleu pâle », « La nostalgie du classique » et « Comme un secret ninja ». Poésie du quotidien décalé, documentaire ; les textes de Fano rendent compte de notre époque car elle colle au présent. Poésie témoignage qui laissera sa trace de cet aujourd’hui qui changera. Poésie sans fard, sans compromis avec la réalité crue qui tue les illusions. Le monde peut-être est en train de disparaître sous nos yeux, ce monde ancien qui nous a façonnés dans notre terrible finitude. Lecture de textes extraits de « Comme un secret ninja » (Le Castor Astral 13€)  

 

09/04/2009

 

Emission dans les deux langues : oc et française réalisée conjointement par Christian Saint-Paul et

Olivier LAMARQUE.

Découverte de ce jeune poète occitan qui fait partie de la nouvelle génération de créateurs qui entérinent la culture occitane dans un ferment universel qui marquera le siècle. Lecture de poèmes d’Olivier Lamarque et d’autres poètes occitans.

 

 

02/04/2009

 

 

L’émission est consacrée au poète Jean-Pierre CRESPEL (voir « actualités » et « quelques textes »). En effet, celui-ci a autorisé radio occitania et l’émission « les poètes » à reproduire un de ses recueils : Southern Blues sur ce site et à le lire à l’antenne. Ce que fait Christian Saint-Paul. En préambule « Georgia » de Ray Charles est diffusé à l’antenne. En effet, SOUTHERN BLUES est un Hommage au créateur de STRANGE FRUIT, LEWIS ALLAN et à BILLIE HOLLIDAY  qui en interprétant ce blues, ont dénoncé la pratique du lynchage dans les états du Sud des Etats Unis, bien après l’abolition de l’esclavage et ont ainsi permis aux citoyens américains de prendre conscience de ces pratiques révoltantes et barbares. La personnalité de BILLE HOLLYDAY et son interprétation de STRANGE FRUIT ont mis un coup d’arrêt définitif à ces meurtres perpétrés par les blancs envers le peuple noir, en toute impunité, puisqu’une loi inique les y autorisait. Ainsi fut abolie la loi de William LYNCH, qui remontait à la guerre d’Indépendance. STRANGE FRUIT fut interprétée depuis par de nombreux et de nombreuses personnalités du Jazz et de la chanson et notamment par Nina SIMMONS et plus récemment par le chanteur STING. C’est de nouveau un chant de RAY Charles qui conclut la lecture de ce texte. Dans la dernière partie de l’émission, Saint-Paul lit des textes d’Henry COLOMBANI né en 1943, poète discret engagé dans l’action sociale et humanitaire, puis un poème de Paul MATHIEU, poète belge né en 1963 qui est aussi historien et linguiste.

 

 

26/03/2009

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution attendue du livre de Michel COSEM : Peire Vidal, L’histoire tumultueuse et incroyable, mais vraie, d’un grand troubadour toulousain de l’Occitanie à la Terre sainte, au XIIIe siècle. (Aux côtés de Richard Cœur de Lion et de Philippe Auguste).

(Voir notre rubrique « actualités » du 20 / 02 / 2009). Lecture d’un court extrait de ce roman qui nous éclaire sur la vie dans le pays d’oc au 13ème siècle et sur la pratique de l’amour courtois. Editions Pierregord 20 €.

Il lit ensuite un extrait du roman de Philippe Saüc  S’en fout la mort paru aux éditions Cardère 16€ (voir rubrique « actualités ») et recommande aux auditeurs de commander ce livre original. L’auteur sera invité à une prochaine émission.

Il rappelle que le livre consacré à notre « grand » poète du Sud, Gaston PUEL par Eric Dazzan aux éditions Vanneaux est disponible en librairie et qu’il est impératif de le lire pour mieux cerner la démarche fraternelle de ce poète qui illumine la poésie de son temps et entretient des relations très intimes avec les arts plastiques. Gaston PUEL était présent au vernissage de l’exposition de Joan Jordà à Carcassonne au Centre Joë Bousquet.

L’émission est ensuite consacrée au poète Lionel RAY qui sera le vendredi 27 mars 2009 0 20 H 30  l’invité des journées poésie de l’association ARPO à Albi.

Saint-Paul brosse une rapide biographie de cet auteur très reconnu né en 1935, agrégé de lettres modernes, dont Aragon salua la venue dans la poésie française des années 1970 comme « un évènement poétique considérable ». Son œuvre est riche de plus de 16 recueils à ce jour. Elle exprime la fascination pour ce qui « se défait » dans une modernité toujours accessible. Avant de prendre le pseudonyme de Lionel RAY, Robert Lorho, c’est son nom d’état civil avait tout de même déjà obtenu le prix prestigieux de poésie, le prix Apollinaire en 1959 pour son recueil «Légendaire ». Après un rapide commentaire sur la démarche métaphysique de cet universitaire poète, Saint-Paul lit des extraits du recueil « Matière de nuit » paru chez Gallimard.    

 

19/03/2009

 

 

 

En hommage au fabuleux travail d’Eric FRAJ qui fait paraître 2 CD (voir rubrique « actualités ») Christian Saint-Paul annonce que ce chanteur aussi à l’aise dans la langue d’oc, le catalan, l’espagnol et le français, va se produire à Ramonville Saint-Agne près de Toulouse, au Havana Café (voir « actualités »). Audition de « Esperando el alba ».

Saint-Paul annonce ensuite que le peintre et sculpteur Joan Jordà expose ses œuvres à Carcassonne à la Maison des Mémoires, Centre Joë Bousquet, 54 rue de Verdun, du 20 mars au 30 mai 2009 (voir « actualités »).

Saint-Paul rappelle quelle place considérable cet artiste occupe dans l’art contemporain ; qu’il est emblématique de la force de la culture à Toulouse qui a su profiter de cet apport brillant des réfugiés républicains espagnols en 1939.

Saint-Paul brosse la vie exemplaire de Jordà, indique que cet artiste a illustré des œuvres poétiques, en particulier celle de Miguel Hernandez, un recueil publié aux éditions Sables : Fils de la lumière et de l’ombre. Lecture de textes extraits de ce recueil. Lecture de textes d’Hernandez extraits de : L’éclair sans cesse dans la traduction de Pedro Héras.

En hommage à Joan Jordà qui est né en Catalogne, Saint-Paul consacre le reste de l’émission au poète catalan de Perpignan Patrick GRIFEU, fils de réfugié républicain espagnol et qui écrit dans les deux langues catalane et française. Lecture de textes extraits de Barcelone sans date aux éditions du Rocher.

L’exposition de Jordà à Carcassonne est à voir pour tous ceux qui peuvent se rendre dans cette ville.

 

 

 

12/03/2009

 

 

Après avoir annoncé qu’un hommage serait rendu à Charles MOULY à l’Ostal Malcousinat siège de la Convergence Occitane, 11 rue Malcousinat à Toulouse le mercredi 18 mars à 20 h 30, et fait écouter une chanson en langue d’oc de Claude MARTI, Christian Saint-Paul reçoit Pierre ESCUDE, essayiste, spécialiste de l’histoire littéraire et de la littérature occitane, maître de conférences à l’UIFM de Toulouse en occitan et didactique des langues romanes, qui vient de publier aux éditions PRIVAT à Toulouse :

 Pèire GODOLIN Œuvres complètes  Edition commentée et traduction intégrale (416 pages 24€).

La parution de cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des publications de l’œuvre de GODOLIN (1580 – 1649) depuis 1617.

Celle-ci respecte la graphie orthodoxe de la langue d’oc est entièrement traduite en français et les textes sont commentés ce qui la rend parfaitement intelligible à tous les lecteurs, érudits d’Histoire et de la culture occitane ou simples amateurs. Sa présentation réussie, sa lecture facile, la pédagogie des commentaires d’Escudé font de ce livre un régal aujourd’hui accessible à tous les curieux de cette littérature en langue d’oc qui s’érige en véritable modèle de civilisation.

Pierre ESCUDE rappelle le contexte historique dans lequel est née cette œuvre emblématique qui sera considérée comme essentielle par Frédéric MISTRAL prix Nobel de littérature. Il explique l’ambivalence des poèmes de GODOLIN qui révèle une force créative exceptionnelle. Il s’entretient longuement avec Saint-Paul sur le contenu particulier du Ramelet Mondin publié dès 1617 et qui dépeint une société toulousaine se débattant dans une époque baroque et trouble mais qui est décrite avec cette justesse de vue qui signe l’universel. Un personnage immense que ce GODOLIN qui a su traverser les siècles pour nous interpeller avec autant de véhémence qu’à l’origine. A lire pour mieux comprendre une époque et ses mœurs qui éclairent toujours les nôtres.

 

05/03/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul au nom de l’équipe de Radio Occitania et de l’émission « les poètes » présente ses condoléances à la famille et aux nombreux amis de CHARLES MOULY qui a été enterré mercredi 4 mars à Compolibat dans l’Aveyron où il était né le 19 mars 1919. Le père créateur de Catinou et Jacouti était un conteur, un chanteur, un dessinateur, un comédien, un journaliste qui a marqué d’une façon indélébile les 60 dernières années de la vie dans nos terres de ce pays d’Oc qu’il affectionnait tant. Aujourd’hui il entre dans la légende d’un homme de grande culture qui faisait le bien par le rire et l’amitié.

Saint-Paul rappelle ensuite que depuis le mois de février, les œuvres complètes de GODOLIN dans une édition commentée et traduite intégralement par Pierre ESCUDE sont disponibles aux éditions PRIVAT 24€ / 416 pages. L’émission de la semaine prochaine lui sera consacrée.

Enfin Saint-Paul signale la parution très récente d’un ouvrage très attendu :

le Gaston PUEL dans la collection «Présence de la poésie » aux éditions des Vanneaux par Eric Dazzan 15€ 196 pages. A lire de toute urgence ! Bien sûr l’émission « les poètes » reviendra sur cette œuvre du poète le plus remarquable du sud de notre pays et parmi les plus « grands » de nos contemporains.

Ensuite l’émission est consacrée à la poursuite de la lecture des textes de Benjamin FONDANE entreprise la semaine dernière. Avant cette lecture Saint-Paul commente cette démarche originale, en particulier celle ayant trait au mythe de l’errant et d’Ulysse.

 

 

26/02/2009

 

 

Christian Saint-Paul rappelle qu’en février 2008 décédait une figure parmi les plus prometteuses de la poésie espagnole, l’écrivain et poète Pedro HERAS ; son œuvre est brève pour cet artiste fauché en pleine course, mais d’une intensité littéraire exceptionnelle. Il serait regrettable que ce génie ne soit pas reconnu à sa dimension. La revue LEVANT cahiers de l’espace méditerranéen qui a son siège à Montpellier lui a rendu hommage dans son numéro 9, en publiant des extraits de « poemas del argonauta » « poèmes de l’argonaute » qui sont lus à l’antenne. Saint-Paul évoque la traduction inégalée du livre de Miguel HERNANDEZ « el rayo que no cesa » « l’éclair sans cesse » que fît Pedro HERAS accompagnée de sa préface d’une grande lucidité sur cette œuvre métaphysique majeure de ce poète connu par ailleurs pour ses textes politiques. A lire absolument comme tous les ouvrages de Pedro Heras que vous trouverez avec un bon de commande à imprimer dans notre rubrique « quelques textes » à la lettre H  Heras.

L’émission est ensuite consacrée à Benjamin FONDANE (1898 – 1944) philosophe, écrivain, essayiste et poète roumain qui a une œuvre considérable en langue française. Dans le détail, Saint-Paul évoque la vie de cet artiste hors du commun né en Moldavie, disciple du philosophe Léon Chestov, qui dirigea une troupe de théâtre, vécut en France dés la fin de l’année 1923, travailla à la Compagnie d’Assurances L’Abeille, publia essais et poésie, fût arrêté avec sa sœur Line comme juifs, fût avec elle internée à Drancy et refusa d’en sortir sans elle pour être ensemble assassinés à Auschwitz-Birkenau en octobre 1944.

Saint-Paul lit des extraits de « Le mal des fantômes » après avoir rapidement expliqué la genèse de cette œuvre symbolique de Fondane qui écrivait la révolte et le goût de vivre mêlé au sens de la mort.   

 

 

19/02/2009

 

Christian Saint-Paul annonce la parution des trois derniers numéros d’Encres Vives le 366ème : Anne MOUNIC « Cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant… » ; le 367ème : Georges CATHALO « A l’envers des nuages » ; le 368ème Francesca Y. CAROUTCH « Naissance quotidienne ». Chaque numéro 6,10€, abonnement annuel 34 € pour 12 volumes à commander à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers. L’émission « les poètes » reviendra sur ces publications importantes dans les semaines à venir. A signaler également la toute dernière parution d’un numéro spécial d’Encres Vives (n°369) consacré exclusivement à l’œuvre du poète, romancier et essayiste Jean BILLAUD.

Puis Saint-Paul reçoit une invitée attendue depuis des années, qui enfin sort de sa discrétion naturelle,

 Annie BRIET poète, auteure de récits, parfois critique pour des revues de poésie, professeur de lettres, née en Champagne mais qui a eu sa révélation poétique lors de son immersion dans les terres du Lot où elle séjourne régulièrement. Elle explique comment elle est « entrée en poésie » dans ces paysages dans lesquels elle s’est fondue comme si elle leur avait toujours appartenu. De cette fusion avec cette terre va naître une œuvre qui ensuite lui permettra d’écrire ailleurs et sur d’autres lieux. Car Annie BRIET est véritablement le poète du lieu, de l’enracinement de la pensée à partir d’un ici qui la fascine et la réduit au silence ; de cette méditation active jaillit le poème ou le roman forgé avec force dans ce silence préalable. Aucun artifice dans cette œuvre qui fait corps avec les lieux traversés, les plantes identifiées, les oiseaux repérés à leurs chants et à leur beauté. La Nature chez Annie BRIET est sereine, familière et même bienveillante. Le monde est habitable dans une joie intérieure, interne dirait René Guy Cadou, qu’elle communique avec sa générosité indéfectible. Toute son œuvre rassure, nous réconcilie avec les lieux et donc avec nous-mêmes. Sa dernière création «La chair des jours, poèmes d’Annie BRIET sur des peintures de Louttre B. » est un travail d’écriture de « correspondance » entre le poème et le tableau de ce peintre singulier qui réside aussi dans le Lot ; bien sûr les œuvres de Louttre B sont presque toujours des paysages. Ce livre dont l’émission « les poètes » reparlera paraîtra en avril ou mai aux éditions Soc et Foc  (www.soc-et-foc.com).

Saint-Paul fait lire Annie BRIET longuement des extraits de ses publications pour que les auditeurs s’imprègnent de ce bonheur.

 On peut donc écouter des passages de « Désir de Lot » aux éditions La Lauze, de « Fresque tressée de fleurs » publié Aux Amis de la Poésie de Bergerac, de « Eveil des feuilles et des racines » Encres Vives, de « Dans le cercle des saisons, recueil de poèmes avec des commentaires et des exercices poétiques réalisés par l’auteur » Pluie d’étoiles édition 2000, de « Bruire comme l’arbre » Encres Vives collection Encres Blanches, de « Pierres de patience » Encres Vives, de « Arc-en-ciel d’oiseaux » ouvrage d’art illustré par Philippe Devaine aux éditions Du Rocher (16,90€).

 

 

12/02/2009

Michel COSEM

 

Christian Saint-Paul annonce un évènement attendu depuis des lustres et qui est un bienfait pour l’essor de la pensée occitane : la parution des œuvres complètes de l’auteur du Ramelet Mondin, le poète toulousain Pière GODOLIN ! L’ouvrage publié par les éditions Privat de Toulouse  (416 pages pour seulement 24 € !) est le fruit du travail de Pierre ESCUDE qui a traduit et commenté tous les textes, répondant là aux vœux de tous les amoureux de Toulouse et de la culture occitane dont GODOLIN demeure le paradigme. Pierre Escudé avait déjà publié aux éditions Loubatières un petit ouvrage sur Godolin (voir émission du 25/01/2007 plus bas). Il sera prochainement notre invité pour nous faire partager son admiration pour celui qui nous a légué son « bouquet toulousain » qui va bien au-delà d’un florilège de poèmes.

L’émission est ensuite consacrée à Michel COSEM que reçoit Saint-Paul dans la joie de retrouver cet infatigable écrivain qui a à son palmarès une vingtaine de romans et peut-être une centaine de recueils de poésie.  Mais cette activité débordante ne l’a pas empêché d’être l’éditeur depuis 1960 de la revue Encres Vives (2 allée des Allobroges 31770 Colomiers abonnement 12 volumes 1an 34€) et des éditions du même nom. Ce poète salué par Robert Sabatier comme « le poète du bonheur intérieur » a reçu le prix Artaud et le prix Malrieu en poésie. Selon le poète et critique Gilles LADES il est un « voyageur contemplatif dans l’aveuglant paradis ». Enraciné à Toulouse et à la pensée occitane dont il a été un des premiers dans les années soixante à faire l’éloge en publiant une anthologie de la poésie occitane, cet ami de notre maître René Nelli, présente son dernier recueil de poèmes « A l’orée du jour » (L’Arbre à paroles éditeur 89 pages 12€) ; des textes d’une simplicité envoûtante qui captent la vie ordinaire dans ce qu’elle recèle de toujours mystérieux presque au sens religieux du terme, du moins dans sa signification métaphysique. Lecture de quelques extraits du recueil.

Puis Saint-Paul évoque un des ouvrages qui va être, cette période, un livre phare pour l’évocation du 800éme anniversaire de la Croisade des Albigeois : « Les plus grands troubadours » aux éditions Cairn 103 pages 15 €. Cosem s’explique sur son travail sur les troubadours et évoque Peire VIDAL auquel il vient de consacrer un livre « Les vies multiples du troubadour Peire Vidal » roman aux éditions Pierregord  (20€).

Enfin Michel COSEM aborde le thème de son avant dernier roman : « Justine et les loups » publié chez De Borée 307 pages 17,50€. Cette fois-ci ce grand conteur nous entraîne dans une envoûtante histoire de loups sur l’Aubrac qui le fascine par sa beauté sauvage et mystérieuse. Dans ce roman, Cosem a semé quelques uns de ses poèmes qui émaillent le récit comme pour apaiser l’intrigue. Il lit quelques uns de ces poèmes.  

 

05/02/2009

 

 

Christian Saint-Paul lit un extrait du recueil de Michel DRUEZ « Proses café avec supplément dames » paru aux éditions Par Mots & Parchemins à commander 16 rue Latapie 64000 Pau 12€. Il lit ensuite les extraits de « La toilette du mort » de Werner Lambersy  parus dans l’excellente revue de poésie vive et dérivés « Nouveaux Délits » 5€ à commander chez Cathy Garcia Létou   46330 Saint-Cirq-Lapopie. Enfin, il rappelle que la poésie méditerranéenne est au centre de la poésie qui se vit, s’écrit et se pratique en Occitanie, que René Nelli a ouvert la voie et qu’il faut être partie intégrante de cette création en marche autour des rives de notre mer Méditerranée. Il faut donc s’abonner à la revue LEVANT 14 rue des Arbousiers, 34070 Montpellier   espacedulevant@voila.fr 2 numéros 40€ le n° 25€. Saint-Paul lit des poèmes de Salah Al Hamdani, poète iraquien qui vit à Paris et dont l’émission « les poètes » a souvent parlé.

Saint-Paul annonce ensuite qu’il lira pour la librairie Ombres Blanches le jeudi 12 février 2009 à 18 h rue Gambetta à Toulouse dans le cadre des lectures de poètes organisées par Henri Heurtebise et sa revue Multiples, les textes de Gustave ROUD poète suisse (1897  1976) dont il résume en quelques minutes la vie et l’œuvre. Puis Saint-Paul consacre le reste de l’émission au poète polonais Jerzy FICOWSKI qu’il avait abordé la semaine précédente.

 

 

29/01/2009

 

Celle qui a mis en musique les poètes contemporains (Cadou, Supervielle, Baglin, Metge etc.) avec tant de bonheur  Martine CAPLANE  adresse ses vœux de bonne année 2009 par une courte chanson de sa composition. Vous pouvez regarder sur le site de Martine Caplane qui figure dans nos liens les réalisations de cette artiste qui a consacré sa vie à la diffusion par la mise en musique de la poésie contemporaine.

Puis pour évoquer Léo FERRE ce sublime artiste, Christian Saint-Paul, pour ses auditeurs espagnols qui sont nombreux à Toulouse, fait entendre Amancio PRADA dans sa traduction espagnole de « La mémoire et la mer », enregistrement suivi aussitôt de la version française par Léo Ferré. Ce sont trois textes dits par Georges BRASSENS et non chantés que Saint-Paul diffuse en hommage à cette figure mythique de la poésie du 20ème  siècle : L’enterrement de Verlaine, Germaine Tourangelle, A Mireille, dite Petit Verglas. Puis c’est Jacques BREL qui est appelé à témoigner de toute sa pesanteur morale et historique pour illustrer l’année 2009 qui est l’année Jean JAURES auquel Brel a rendu justice, (à défaut de la République Française qui ne l’a toujours pas acquitté) avec sa force exceptionnelle. Saint-Paul signale ensuite la parution du n° 31 de la revue de poésie vive et dérivés « Nouveaux Délits » 5 € à commander à Cathy GARCIA  Létou  46330 Saint-Cirq-Lapopie. Un numéro impressionnant par sa diversité et sa puissance d’évocation d’une poésie jamais éthérée et ornementale mais en prise directe avec les forces vives et souterraines de la vie qui se veut accessible à l’Autre. Une fraternité à fleur de peau à chaque page. Il faut remonter aux années soixante, au tout début, pour retrouver ce souffle vital d’une poésie à hauteur d’homme et de femme. Saint-Paul lit un poème de Ludovic Kaspar.

Saint-Paul signale ensuite la publication du dernier ouvrage du poète Michel DRUEZ qui est un pionnier de l’équipe d’Encres Vives.

Son recueil « Proses café avec Supplément dames » préfacé par Christian Le Roy et illustré par Hamid Tibouchi, dans la collection créée par Druez « Par Mots & Parchemins » est désopilant d’humour et de tendresse. Les textes ressemblent à son auteur Michel DRUEZ qui ne se départit pas d’une ironie tendre, paravent souvent d’une mélancolie et d’une nostalgie repoussées par ce poète d’une infinie pudeur. En tout cas, cet humour est salvateur et recommandé à quiconque sans distinction de race et de religion ni de quoi que ce soit d’ailleurs ! A lire comme on prend un remède pour fortifier l’espoir. 12 € à commander 16 rue Latapie 64000 PAU.

Voulant évoquer la figure de Michel DRUEZ un vieil ami connu il y a 45 ans, Saint-Paul est gagné par l’émotion et finalement laisse le silence l’envahir, incapable de terminer le récit d’une anecdote. DRUEZ sera invité à la radio. En attendant, se reprenant comme il peut, Saint-Paul lit des extraits du recueil « Proses café  etc. ».

Pour conclure Saint-Paul évoque la figure hautement symbolique de JERZY FICOWSKI qui incarne la poésie polonaise du 20ème siècle et a été pressenti pour le prix Nobel de littérature. Lecture de poèmes extraits du recueil « Tout ce que je ne sais pas »  (éditions Buchet-Chastel poésie)

 

 

22/01/2009

 

Christian Saint-Paul reçoit Margo OHAYON, poète, écrivain qui vit à Cahors. Elle a publié pour la première fois aux Carnets des Libellules Vers la lumière, avant de publier ensuite aux éditions Encres Vives : Arc, Terre, Sillons,  Signes (en 3 volumes) et une anthologie : Lieu : Maghreb.

Et chez d’autres éditeurs : Textes d’hiver (Le nœud des miroirs) Aigrettes (Babel éditeur) Lettres à G. (Noir et Blanc). Elle va bientôt faire paraître un recueil d’aphorismes chez l’éditeur Le nœud des miroirs, et en avant première, fait l’amitié aux auditeurs de l’émission « les poètes » de venir en parler et expliquer sa démarche créative. Elle s’en entretient donc avec Christian Saint-Paul et illustre ses propos de lecture de ses aphorismes. Voici ce qu’elle résume elle-même de cette voie particulière qui s’est imposée à elle :

 APHORISME A CONTRE TEMPS

L'aphorisme est aussi vieux que l'écriture, présent depuis toujours chez les penseurs, les poètes, les sages, les hommes de dieu mystiques ou pas. Ramassé sur lui-même il est un concentré de matière verbale susceptible d'exprimer une réflexion de longue date en latence, consciente ou non dans l'esprit, qui va donner naissance, façon "Euréka",  à un éclair de voyance, lequel traversera le cerveau, tel une étoile filante, pour disparaître aussitôt sur le miroir de celui qui le contemple. L'aphorisme, si on prend le temps de s'y pencher, est un phénomène d'écriture qui recèle un imprévisible interrogateur quant aux capacités énormes de profondeur du langage. Ce microcosme, résultat d'une volte-face intérieure, semble apte à s'imposer au milieu d'une parole étendue qui dénoterait en apparence aujourd'hui sur un monde où le temps s'accélère, où l'homme peut en une même seconde démultiplier par la technique le record enregistré jadis. L'aphorisme n'est pas un genre que se donne le poète mais correspond à une adaptation de sa pensée à un nouveau rythme plus qu'à un morcellement, un goût de la série, du découpage, de la fragmentation, même si un dérèglement du rythme des choses se confonde avec par un effet de zapping dans la continuité. S'il y a un mouvement pour l'aphorisme c’est celui de la vie, de l'accueil que le poète dans l'attente lui réserve au moment impromptu de son surgissement, qui comme l'esprit ne prévient pas, s'impose et repart aussi sec laissant le récepteur sur son chantier de mise en forme pour exprimer le plus fidèlement possible ce qu'il vient de recevoir à l'improviste. L'aphorisme deviendrait, de façon contradictoire en surface, une école de la patience, un exercice autant sensible que mental, une disposition spirituelle à contre temps de ce temps décuplé qui risque de détruire la partie méditative du langage, celle qui réclame un recul, un arrêt, un suspens pour y voir.

Allons le vérifier en écoutant l’émission.    

 

Margo Ohayon  

 

 

15/01/2009

 

 

La revue de poésie « Décharge » 20 rue du Pâtis – 89130  TOUCY- (abonnement 22€ à l’ordre des Palefreniers du rêve  consacre dans son numéro 140 qui vient de paraître (6€) un dossier à l’auteur toulousain bien connu des auditeurs de Radio Occitania :

Michel BAGLIN ; c’est le poète et critique Georges CATHALO qui a confectionné ce dossier avec le talent et la méticulosité qui le caractérise. En conséquence, Christian Saint-Paul les reçoit tous deux à l’antenne dans ce studio dont ils sont aujourd’hui familiers. L’entretien reprend le schéma des articles de la revue Décharge et est émaillé d’une longue lecture de ses textes par Michel BAGLIN ; c’est ainsi que Baglin et Cathalo commentent et précisent la démarche créatrice révélée par les intervenants qui ont apporté leur témoignage. Pour Alain KEWES, Baglin est un poète de survie comme on le dit d’une ration de survie qu’il nous apporte par sa poésie « qui ne raccourcit pas les distances et n’abolit pas le temps passé » car il est « à fleur de réel ». Le réel voilà la préoccupation fondamentale de Baglin qui recherche à s’immerger dans le réel par le langage qui crée en fait ce réel qui fuit, par la marche à la rencontre de paysages dans lesquels il veut se fondre pour être partie intégrante de ce réel. C’est précisément cette idée que met en exergue Max ALHAU qui définit Baglin comme « un poète en marche ». Martine CAPLANNE qui a mis en musique les poèmes de Baglin témoigne d’une émouvante complicité avec lui dans cette étude où elle dit sa fraternité à l’auteur et son enthousiasme à le lire. Pour le poète et critique François HUGLO les formes adoptées par l’écriture de Baglin l’impressionnent mais en même temps confirment une volonté d’aboutir sans relâche dans l’identification de ce réel incernable qui part dans tous les sens comme « une gare de triage » à laquelle il finit par ressembler ; et quand on connaît l’attachement de Baglin aux trains, cette image a de quoi le combler. Le poète Bernard MAZO dont l’émission « les poètes » a parlé la semaine dernière à la suite de sa récente publication, a écrit un poème très intense sur Baglin en qui il voit « le poète obstiné ». Et tout le parcours des publications de Michel BAGLIN rend compte de cette puissante obstination qui permet à l’écriture poétique d’être portée à son plus haut niveau. Obstiné, Cathalo l’est aussi sans aucun doute dans le meilleur sens du terme ; il continue inlassablement à faire connaître le travail des poètes d’aujourd’hui quitte à s’oublier lui-même. Christian Saint-Paul espère recevoir de nouveau Georges CATHALO pour parler de l’œuvre personnelle de cet auteur. En tout cas ce numéro de Décharge est à lire sans attendre.

 

08/01/2009

 

 

 

Christian Saint-Paul en son nom et au nom de Claude Bretin qui assure la réalisation technique de l’émission « les poètes » depuis son origine et est le webmestre de ce site, souhaite une bonne et heureuse année 2009 à tous les auditeurs et à tous les internautes. Il remercie Radio-Occitania de poursuivre avec talent cette quête permanente de fraternité des peuples et des langues et d’offrir cet espace de liberté qui accueillent les poètes et aussi les écrivains et les artistes.

Il signale une des dernières parutions de « cardère éditeur » (www.cardere.fr) :d’hiver poèmes de Raphaël Merindol 111pages 15 €, très bel ouvrage intelligemment illustré par 4 artistes, poésie du resserrement ( la plupart des textes ne compte que 4 vers) mais non minimaliste, de la contemplation éthique comme malgré soi du monde : Se mirer dans l’eau n’est que chimère,/ Le seul miroir digne d’une mère/ Est le regard aimant de ses enfants/ Qui ne juge pas mais si bien défend. Les poèmes souvent prennent la forme du haïku à l’occidentale comme cela se développe chez les poètes d’aujourd’hui : Savoir du sage,/ Il n’est d’angle mort pour Dieu/ Sous le feuillage. Un ensemble très agréable à regarder tant le livre est soigné dans sa présentation et très dense à lire du fait de la concentration poussée de la parole qui s’en dégage. A lire sans hésitation pour découvrir ce poète Raphaël Mérindol.

Saint-Paul rend compte ensuite de la publication de Michel COSEM « Justine et les loups » aux éditions De Borée 320 pages 17 € : dans les vastes paysages d’Aubrac propices aux rêves et aux légendes, l’auteur tisse une histoire surprenante où l’on rencontre des personnages hors du commun, jeunes filles en fleurs, petits châtelains, paysans, bergers, montreurs d’ours, mais aussi, omniprésents la terre, les roches le ciel et les troupeaux. On entre ainsi de plain pied dans le mythe. Ce livre a reçu un très bon accueil de la critique ;  « Le plaisir que procure ce roman est violent : il accroît jusqu’au vertige notre capacité d’être au monde » (Le Magazine Littéraire).  Le même Michel COSEM en sa qualité cette fois d’éditeur et de directeur de revue de poésie vient de livrer 3 excellents numéros d’Encres Vives : 364ème Bernard MAZO « L’hostilité mortelle de l’inconnu » ; 365ème Cédric LE PENVEN « L’immobile serti de griffes » ; 366ème Anne MOUNIC « Cobra sous le chant, médusé, dansant, conquis pour un instant… ». Chaque n° 6,10 € à commander d’urgence à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers.

Christian Saint-Paul consacre ensuite l’émission à l’irlandaise Patricia NOLAN, née à Dublin qui a fait ses études à l’université du Cap en Afrique du Sud et vit actuellement à Paris où elle enseigne le journalisme.

Les textes de NOLAN sont à la fois inquiétants et apaisants. Elle fige la vie quotidienne dans son intensité révélée qui nous enchante. Lecture de poèmes de « Strip-tease » parus au Castor Asral.

  

 

18/12/2008

 

Pour les cadeaux de fin d’année, Christian Saint-Paul suggère pour les enfants d’offrir le livre de Michel COSEM illustré par Jennifer Dalrymple « Main dans la main avec ma maison » paru aux éditions du Jasmin collection Pays d’enfance 58 p 9,90 € ; pour les adultes le livre de nouvelles de Pierre BONNET « chroniques d’un paratonnerre » paru aux éditions la Cardère 130 p 18 € et tout ouvrage de poésie de cette maison d’édition dont vous trouverez le site dans la rubrique « liens ». Pedro HERAS ce poète espagnol qui était l’espoir de la nouvelle génération de la poésie espagnole a disparu prématurément. Son œuvre est toujours à découvrir en particulier sa traduction géniale de Miguel HERNANDEZ  « El rayo que no cessa » « L’éclair sans cesse » que vous pouvez commander aux éditions Hégipe Fontfroide-le-bas  34980  Saint-Clément de Rivière (20€).

L’émission est ensuite consacrée au poète Jean-Pierre CRESPEL né à Paris où il a poursuivi des études supérieures de philosophie, d’esthétique et d’histoire de l’Art. Il publie dès l’âge de 16 ans et n’a pas cessé depuis. Il collabore à la revue « Périmètre » de Michel Eckhard dans les années 70 et à la revue « Levant » encore dirigée par Michel Eckhard-Elial dès sa parution en 1987. Il fait partie du comité de rédaction de cette revue dont le siège aujourd’hui est à Montpellier.

Jean-Pierre CRESPEL est avant tout un poète imprégné de l’Orient qui a écrit d’ailleurs un ensemble de poèmes « À l’Orient des Royaumes »  (Encres Vives éditeur) où l’Orient est la préoccupation majeure et non le décor et dont l’émission « les poètes » a rendu compte par la lecture de ces textes. Cette sensibilité orientale explose dans son amour viscéral de la Méditerranée. C’est ce thème, certainement le plus significatif de Crespel, qu’a choisi Saint-Paul ce soir de faire entendre. Il lit des poèmes de deux recueils à paraître « Temporanea » et « Le chant des isthmes ». Enfin l’émission s’achève sur la lecture d’un poème : « Bienveillance ».

Un poète à lire absolument ! (Voir sa biographie complète et quelques uns de ses textes dans notre rubrique « quelques textes ».

 

 

11/12/2008

 

Christian Saint-Paul signale la parution de publications d’Encres Vives reçues les semaines passées mais qu’il n’a pas eu le temps de présenter : le n° 363 de la revue « Jean-Max Tixier  Regard sur l’aventure de la revue Encres Vives » contribution au congrès de l’Association internationale des critiques littéraires dans l’île de Lesbos en septembre 2008 ; et dans la collection « Lieu » deux recueils de Michel Cosem : « La mélopée de l’oranger en fleur » 185ème lieu Marrakech et « Profil d’Akrotiri » 178ème lieu Santorin et le dernier recueil de Christian Saint-Paul « Les plus heureuses des pierres ».

Chaque exemplaire 6,10€ à commander 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers.

Les éditions « the menthol house » ont adressé un roman d’Anne CALIFE « Et, le mail s’envole comme un oiseau » 132p 16€ très agréable à lire, qui dissèque de façon chirurgicale la « cyberaddiction », cette nouvelle dépendance face à l’ordinateur.

Enfin, Saint-Paul insiste sur la nécessité de lire l’essai publié par Franc Bernadou à l’Institut d’Etudes Occitanes « René Nelli, un élan poétique occitan » 38€.

Christian Saint-Paul reçoit l’écrivain Gilles LADES auteur de récits, d’une anthologie et de nombreux recueils de poèmes. Né en 1949 à Figeac, professeur de lettres, il a obtenu le prix Antonin Artaud pour « Les forges d’Abel » (La Bartavelle éditeur) en 1994.

Il n’a cessé de publier depuis, l’émission « les poètes » l’invitant à l’occasion de chacune de ses parutions.

Aujourd’hui il vient de publier dans la collection Encres Blanches dirigée par Michel Cosem « Vue Seconde ».

Il s’agit d’une œuvre très originale qui est le recueil de poèmes écrits à partir de photographies que cite l’auteur sans toutefois les reproduire. « Les poèmes de ce recueil voudraient allier à la rencontre instantanée du photographe et de son motif celle qui amène le spectateur, observateur et contemplateur, à reconnaître tel ou tel cliché. De ce moment scrutateur ou rêveur, va naître une vue seconde, à travers l’appropriation singulière, d’émotion et de connaissance, de cette photographie » nous dit Gilles Lades qui s’en entretient longuement avec Christian Saint-Paul. Lecture ensuite de textes du recueil par l’auteur.

A commander à Encres Vives 2 allée des Allobroges 31770 COLOMIERS 6,10€

 

04/12/2008

 

Christian Saint-Paul signale la parution du livre depuis longtemps très attendu de Franc BARDOU « René NELLI, un élan poétique occitan » une œuvre entre héritage traditionnel et modernité (38€). Cet ouvrage est essentiel pour comprendre l’énormité culturelle qu’est cette œuvre. A acquérir absolument.

Elève de Nelli au lycée de Carcassonne le poète et chanteur occitan Claude MARTI a enregistré un nouveau CD avec entre autres Tolosa la chanson de Nougaro en version langue occitane. Une merveille que diffuse cette émission et qui est à écouter d’urgence.

Le reste de l’émission est consacrée à Lisbonne et à 2 poètes essentiels de la littérature contemporaine portugaise

 Al Berto et Nino Jùdice.  Lecture de poèmes sur Lisbonne de ces deux auteurs à connaître.

 

27/11/2008

 

Emission entièrement consacrée à Abdellatif Laâbi. Poète marocain présumé né en 1942  à Fès. Participe à la création du théâtre marocain dès 1963. Crée la revue « Souffles » en 1966 : 22 numéros en langue française et 8 numéros en langue arabe. Pour cette liberté d’expression il sera emprisonné de 1970 à 1980. Il écrit des poèmes en prison et est aujourd’hui un des poètes majeurs de la littérature arabe.   La poésie est tout ce qui reste à l’homme pour proclamer sa liberté.

Lecture de poèmes d’Abdellatif Laâbi.

 

 

 

20/11/2008

 

 

Christian Saint-Paul reçoit Jean-Jacques CUBAYNES directeur du Festival Déodat de Séverac dont le siège est à la Maison Déodat de Séverac  31540 Saint-Félix-Lauragais, qui vient présenter le spectacle exceptionnel qui aura lieu à Toulouse le jeudi 27 novembre 2008 à 20 h 30 à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines : Empires du Soleil – Empèris del Solelh  Du Soleil levant japonais au Soleil roi de « l’Empèri dou Solèu » (selon l’expression de Frédéric Mistral), occitan.  Deux cultures mises en miroir.

Jean-Jacques Cubaynes explique que la culture occitane chère à Déodat de Séverac a toujours eu pour vocation de se confronter pour se réchauffer, aux autres cultures, fussent-elles celles de l’Extrême Orient. La ville de Toulouse abrite un musée dédiée à l’orientalisme et d’une grande richesse et originalité : le musée Georges Labit, héritage de ce grand voyageur qui était aussi habité par la langue et la culture de notre pays d’oc. Il était donc presque naturel de réunir ces deux cultures ce qui fût fait dès 1991 par l’écrivain occitan Alem Surre-Garcia qui organisa les premières manifestations.  Quant à Cubaynes il s’est rendu en 2007 au Japon pour donner à écouter des œuvres de Déodat de Séverac et en retour une équipe japonaise s’est rendue à Saint-Félix Lauragais pour s’imprégner des lieux de ce créateur musical qui a su incarner la modernité et la tradition de notre culture occitane.

Jean-Jacques Cubaynes dévoile ce que sera le spectacle du 27 novembre 2008 qui mêlera musiques japonaises et occitanes d’aujourd’hui. Une affiche qui rend compte de la richesse culturelle d’une ville comme Toulouse qui compte tant de créateurs de génie en son sein puisque les artistes résident pour la plupart dans cette ville. Cubaynes fait entendre des poèmes chantés des troubadours un poème récité en oc et en donne la traduction française. Il lit aussi des poèmes japonais traduits par le poète Jacques Roubaud. Les auditeurs sont exhortés d’aller assister à ce spectacle qui sera historique à Toulouse. Pour le programme en détails et la réservation voir doc

 

13/11/2008

 

Christian Saint-Paul reçoit l’écrivain, critique, essayiste et poète Michel BAGLIN ; prix  Max-Pol Fouchet et maintenant membre du jury de ce prix prestigieux, cet auteur réunit une œuvre saluée unanimement par la critique depuis une trentaine d’années. Habitué des studios de l’émission « les poètes » qui a toujours rendu compte de ses parutions, il vient aujourd’hui parler aux auditeurs de son livre paru aux éditions Rhubarbe 45 pages 6€  « Les pas contés   carnets de Cerdagne ».

C’est une œuvre essentiellement littéraire que ces pérégrinations au charme sensuel où l’on retrouve le plaisir des beaux paysages et de l’écriture, les uns étant prétextes à l’autre. Quelle réalité s’exprime alors ? La présence au monde constate Baglin, émerveillé de cette découverte qui peut durer toute une vie. En poète, l’auteur se souvient des randonnées de sa jeunesse avec son père. De l’ancrage de ce désir de marcher dans les paysages pour mieux posséder le langage qui naît d’une intense réflexion interne en rapport avec les contrées traversées. Il décrit par touches subtiles la Cerdagne, rappelle que c’est un petit train jaune qui a désenclavé ce pays de montagnes. Impossible de ne pas savourer cette écriture d’une relation de plénitude avec la nature et les mots. A lire absolument et pour le prix dérisoire de 6€ !

 

06/11/2008

Justin GOUAZE et son épouse en costume traditionnel de la vallée de Bethmale.

 

Christian Saint-Paul reçoit Jean-François LAFFONT président de la Convergence Occitane qui vient évoquer la figure mythique de son oncle Justin GOUAZE Mestre d’obro del Felibritje , Isard d’or del Mount Balié, né à Seix en Ariège en 1909 et décédé en 1995. Auteur de pièces de théâtre, de scénettes, de récits, de poèmes, de pensées, et de chansons, cet artiste complet a redonné ses lettres d’or à la langue d’oc par son incessant travail qui l’amenait aussi à retrouver les vieilles expressions populaires et les proverbes qui signent le peuple rude et courageux d’Ariège. Ce chantre de cette belle langue subtile et savoureuse était un adepte de la pensée de Frédéric Mistral et écrivait l’oc en phonétique. Cet homme a vécu pour transmettre sa culture, son témoignage sur un peuple et une époque et y est bien parvenu.

Jean-François LAFFONT lit des extraits d’un ouvrage paru en 1989 « le pà d’enço nostrè » « le pain de chez nous » qui rassemble tous les genres littéraires familiers à ce créateur qui a puisé sa puissance littéraire dans sa passion rayonnante de sa terre d’Ariège et de son peuple. Les auditeurs peuvent écouter du groupe « Que Canto » enregistré en octobre 2005 à l’église de Sentaraille « Ariejo », « N’ey ren de mes herous » et « Ja tournare » chanson composée par Justin Gouazé lors de son retour d’exil de Toulouse à sa bonne ville de Seix et qui fut donnée le jour de son enterrement.

Parmi les textes lus, une place particulière est réservée à un long poème « L’aujolo » « l’aïeule » qui retrace le passage de Justin Gouazé alors inspecteur de La Mutualité Sociale Agricole pour recouvrir des cotisations impayées, dans une ferme isolée où vit une vielle dame qui l’accueille avec tant de gentillesse et qui lui apparaît dans un dénuement noble mais désolé, et qui fait qu’en conclusion de son entretien débordant d’humanité, il déclare : « l’aïeule a payé ».

Cet ouvrage « lé pà d’enço nostrè » est disponible à la Maison de l’Occitanie 11 rue Malcousinat 31000 TOULOUSE.

Des extraits seront accessibles sur ce site dans « quelques textes » à G GOUAZE Justin.

 

29/10/2008

 

 

En préambule Christian Saint-Paul invite les auditeurs à assister soit le jeudi 6 novembre 2008 soit le vendredi 7 novembre 2008 à 21 h 30 au BIJOU 123 avenue de Muret à Toulouse au spectacle donnée par la quintette « Face à la mer » avec Géraldine TORRES- VELASCO originaire de Toulouse. Un spectacle à ne pas rater, de la très bonne chanson comme celle qui est diffusée alors comme illustration des propos laudateurs de Saint-Paul : « Capitale » extrait du CD « Face à la mer ». (Voir aussi notre rubrique « actualités »).

Saint-Paul indique que le samedi 8 novembre et le dimanche 9 novembre se tiennent « Les journées de Larrazet » dans le Tarn et Garonne qui ont pour thème cette année : « Félix Castan une action, une pensée, une œuvre ». Vous pourrez admirer à la Maison de la Culture de Larrazet une exposition sur l’action de Félix Castan réalisée par Betty DAËL. Ces journées constituent un évènement important que tous les disciples de Félix-Marcel CASTAN pionnier de la décentralisation culturelle, écrivain et poète en langue d’oc et en français, militant infatigable de la diversité culturelle et figure mythique de la culture occitane.

Christian Saint-Paul reçoit ensuite Abdelmadjid KAOUAH écrivain et poète algérien d’expression française.

Né le jour de Noël de l’année 1950 à Aïn-Taya, à une trentaine de Kilomètres d’Alger, ce poète voit ses compagnons Tahar Djaout  et Youcef Sebti assassinés en 1993. Il parvient à s’exiler à Toulouse la même année, ville avec laquelle il noue immédiatement un lien affectif très fort et vit actuellement à Cugnaux, dans la proche banlieue toulousaine. Tahar Djaout avait bien cerné ce poète puissant lorsqu’il écrivait dans « l’anthologie poétique algérienne » parue à Alger en 1984 : « ce sont des poèmes qui tendent vers la plénitude (…) il y circule de la révolte et des confidences d’amour, de la protestation et de l’espoir » et aussi « les poèmes (de Kaouah contiennent un ferment d’épopée ». Publié par Michel COSEM à Encres Vives en 1995 « La maison livide » qui fût aussitôt remarqué puisqu’il remporta le prix Sernet , il ne cessa d’écrire et de faire paraître des recueils : « Aigle sans capitale » 1996, « L’ombre du livre » N&B 1999, « Le nœud de Garonne, Suite en forme de suite » Autres Temps 1999, « Par quelle main retenir le vent »N&B 2000, « Poésie algérienne francophone contemporaine » Autres Temps 2004, « Le cri de la mouette quand elle perd ses plumes » Encres Vives 2006. Kaouah parle de son engouement pour la langue française et la poésie française, de son enfance prés d’Alger, de son exil à Toulouse, de la poésie algérienne francophone. Il lit des poèmes extraits de ses recueils et aussi spécialement pour les auditeurs de « Les Poètes » des textes encore aujourd’hui inédits.. A écouter d’urgence !

 

23/10/2008

 

Christian Saint-Paul rappelle que la semaine dernière il avait déjà annoncé la parution du n° 73 de MULTIPLES la revue d’Henri Heurtebise qui publie de jeunes poètes parisiens et un de ses poèmes radiophoniques à lui Saint-Paul. L’éditeur viendra prochainement en parler à Radio-Occitania.

Puis Saint-Paul accueille le poète, romancier, essayiste Michel BAGLIN bien connu dans le paysage littéraire et poétique de notre région et de la France entière par le rayonnement de son œuvre (il a obtenu le prix Max-Pol Fouchet et est maintenant membre du jury) et ses critiques d’ouvrages notamment dans Poésie1.

Né en 1950, ce journaliste qui fût aussi pendant quelques années l’éditeur d’une revue de poésie TEXTURE qui publia de nombreux poètes, a fait rééditer sous une forme augmentée et modifiée un recueil de poésie dont les textes initiaux avaient été écrits alors qu’il n’avait que 24 ans : « Les pages tournées suivi de l’adolescent chimérique et de l’Etranger » (collection Fondamente éditions Multiples 43 pages 10 € à commander 9, chemin du Lançon 31410 Longages).

Michel BAGLIN lit « L’Etranger » in extenso et s’entretient avec Saint-Paul de ce qui a motivé à la fois cette réédition et la nécessité de revenir sur cette période révolue pour la contempler avec la distance implacable du temps. L’homme qui se regarde ainsi en face sans fard est à la fois le même et un autre « étranger » à celui qu’il fût. Cette approche et cette épreuve permettent l’émergence d’une vision de la Vérité révélée par le langage. BAGLIN lit les textes qui introduisent ce recueil puis les textes repris de l’ancienne édition de 1973. L’émission est en direct et l’on entend le poète, qui a pris mal avec les premiers froids sur Toulouse, tousser. Un recueil à lire absolument !

 

16/10/2008

 

 

Christian Saint-Paul annonce la parution du n° 73 de la revue MULTIPLES (9, chemin du Lançon 31410 Longages) qui publie 13 jeunes poètes de Paris et un poème radiophonique de lui-même « Entre ta voix et ma voix la malachite noire de la voix d’une morte ». Le directeur de la revue Henri Heurtebise viendra présenter cet ouvrage à la radio prochainement.

Saint-Paul signale aussi la parution du n° 30 de la revue Nouveaux Délits (Cathy Garcia  à Létou 46330 Saint-Cirq-Lapopie  5€) et lit l’éditorial rédigé par Cathy Garcia. Il lit également l’édito de la revue LISERON 40 (31 rue des Trois-Rois 86000 Poitiers  10€) qui rend hommage à Odile CARADEC et comporte un texte sur Mai 68 de Michel Baglin dont il rappelle qu’il faut lire de ce poète toulousain « Les pages tournées » paru dans la collection Fondamente de Multiples 43 p 10€. Il lit des extraits de ce recueil.

Puis Saint-Paul continue la lecture des poèmes de Sherman ALEXIE (Indien d’Amérique du Nord) entamée la semaine dernière et extrait de son recueil « Red Blues » (Albin Michel 290 p 20,90€).

 

 

09/10/2008

 

Pour le 30ème anniversaire de la mort de Jacques BREL, Christian Saint-Paul rappelle que cet artiste majeur du xxème siècle a marqué la vie toulousaine lors de ses récitals et a été le président du groupe de poésie toulousain des années soixante : le POP Club Poésie que Saint-Paul animait à l’époque avec le directeur actuel de la revue LEVANT le poète et traducteur Michel Eckhard. Il fait écouter un extrait de l’entretien radiophonique mythique avec Jacques Chancel qui lui demande s’il est un homme d’aujourd’hui.

Puis Saint-Paul reçoit Bertran de la FARGE écrivain, qui vient présenter son dernier ouvrage : « Lumières Cathares  Permanence et actualité de la voie mystique chrétienne ». Dervy éditeur 470 pages 19€.

De formation scientifique (il est Docteur ingénieur, Ingénieur ESAP, Licencié ès Sciences et Consultant en Environnement). Son intérêt pour l’histoire et les sources culturelles européennes est devenu son activité principale. En particulier il est depuis toujours apologiste et défenseur actif tant de l’historique diversité culturelle française que de cette identité majeure de la France qu’est la culture occitane, tant en Limousin où il est né, qu’en Provence où il a vécu et en Languedoc et en Midi-Pyrénées où il vit. Il est l’un des instigateurs et l’un des fondateurs de la Fédération Convergéncia Occitana dont il fut le premier Président de 1997 à 2001 et qui regroupe, en 2008, cinquante quatre associations. Il est aussi l’un des initiateurs et des créateurs de la Maison de l’Occitanie, l’Ostal d’Occitània, à Toulouse, où il est Président de l’association Carrefours cathares membre de Convergéncia Occitana. De 2001 à 2008, il a été nommé au cabinet du maire de Toulouse, chargé de mission pour le développement et le rayonnement de la culture occitane. Passionné d’histoire médiévale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’Occitanie, les comtes de Toulouse et le Catharisme.

Pendant des siècles, les cathares seront assimilés à des hérétiques, voire à des membres d'une secte ésotérique. Tenants d'un christianisme généreux, face à une Église peu préoccupée d'évangélisme et de mission apostolique, ces hommes et ces femmes formèrent un courant spirituel chrétien que l'Inquisition, spécialement instituée pour les éliminer, n'eût de cesse d'éradiquer. Très longtemps, les seuls documents disponibles sur les cathares provenaient de leurs adversaires et faisaient la part belle aux vieilles allégations de manichéisme et d'orientalisme. La découverte dans les fonds anciens de bibliothèques, en Italie, en Irlande, en Bosnie et en France, de rituels et de traités indiscutablement cathares, le développement de l'historiographie et de l’archéologie médiévales et l'accès à d’autres registres d'Inquisition permirent d'infirmer ces affirmations et de se faire une idée plus exacte sur cette foi persécutée, puis recouverte par des siècles d'oubli.
Évacuant les mythes et les fantasmes qui nous masquent ordinairement leur visage, Bertran de la Farge nous fait découvrir les véritables cathares et surtout le contenu de leur philosophie et de leur religion. Ainsi, aujourd'hui, cette « voie cathare » peut être perçue comme une réponse simple, très actuelle et d'une grande pertinence aux interrogations et aux demandes spirituelles d'un nombre croissant de chrétiens mais aussi de chercheurs d'une voie spirituelle authentique. Bertran de la Farge souligne bien qu’il s’agit d’un ouvrage traitant de la spiritualité du Catharisme et non d’un livre d’Histoire. Au cours de son entretien avec Saint-Paul il précise ce qu’il faut entendre par « docétisme ».
Livre à lire absolument pour tout amateur du Catharisme et tout chercheur de spiritualité. Lecture très aisée du fait du découpage par mots clés à travers 15 chapitres.

 

02/10/2008

 

 

En préambule, Christian Saint-Paul, faisant valoir que les poètes savent vivre au présent et ne reportent pas, comme nos pitoyables hommes politiques, la vie à un « demain, demain » qui changera le monde, nous fait écouter la chanson de Claude SICRE « Demain,demain ».

Puis il dit la force qui se dégage du recueil de Gaston PUEL « L’âme errante & ses attaches » (L’Arrière-Pays éditeur 140 p 15€) et lit quelques textes évoquant le période où Puel actif dans la Résistance avait été emprisonné. A lire absolument.

Puis, rappelant que les occitans entretiennent des liens étroits avec nos frères les indiens d’Amérique du Nord (voir sur ce site à « actualités » l’article de La Dépêche du Midi (Ariège) rendant compte de la très émouvante cérémonie du 17 mai 2008 au "rond des Amérindiens" d'Andébu (commune d'Alzen 09), célébrée par Claude Boivin et ses amis Amérindiens, invités par les associations Oklaoma-Occitania et Fondacion Occitania, pour le 10e anniversaire du "don de terre" aux Innus du Canada. Voir doc ), il consacre la fin de l’émission à la poésie de ces indiens, en indiquant qu’une anthologie des poèmes et des chants des Indiens d’Amérique du Nord a paru sous le titre de « Partition rouge » aux éditions du Seuil collection « points » 165 p 7,50 €. Mais l’auteur dont il lit les textes est Sherman ALEXIE romancier, nouvelliste à succès et avant tout poète. Dans « Red Blues » (Albin Michel 290p 20,90€) cet indien d’Amérique du Nord clame que « ses portraits de famille ne comportent aucun visage blanc » et que « nous n’avons pas les clefs des mêmes portes ». Textes d’une poignante fraternité à découvrir d’urgence.

 

25/09/2008

 

 

Christian Saint-Paul reçoit le poète éditeur de la revue FRICHES Cahiers de Poésie Verte (Le Gravier de Glandon 87500 Saint-Yrieix abonnement 3 n° 25 €)

Jean-Pierre THUILLAT accompagné du poète et critique, familier de cette émission, Georges CATHALO.

Jean-Pierre THUILLAT est né en 1943, d’une lignée de menuisiers par son père et de paysans par sa mère. Diplômé d’études supérieures d’Histoire des facultés de Poitiers puis de Limoges et de Toulouse, il a choisi de rester au pays et dés qu’il l’a pu est retourné vivre dans la campagne limousine, au Gravier de Glandon prés de la ville de Saint-Yrieix.

En 1977 Jean-Pierre THUILLAT fait paraître une publication qui faisait corps avec la pensée de Félix-Marcel CASTAN qui prêchait pour une vraie décentralisation culturelle et refusait tout nationalisme occitan : « TESTA A ESTESTAR » « Capitale à décapiter » (Institut d’Estudis Occitans seccion lemosina  Molin de la Farjanueva Meuzac 87380 Sent-German).

Remarqué en 1969 par le prix « découverte Saint-Exupéry » alors décerné à Bordeaux son premier recueil « D’ombres et d’amours » est publié. Il sera suivi de « Verglas du Bonheur » aux éditions Saint-Germain-des-Prés en 1976 puis de   Le désert en face, Traces et Cahiers de Poésie Verte, 1982 ;  Mémoires d'avant-naissance, Cahiers de poésie Verte, 1987 ;  Parabole pour un arbre seul, Sélection du Prix Artaud, Jean Le Mauve, 1992 ; Le versant d'ombre, finaliste du Prix Max-Pol Fouchet, L'arrière-pays, 1996 ; La recherche des cèpes en automne sous la pluie, Jean Le Mauve, 1998 ; Où l'oeil se pose, Verglas du bonheur II, Fédérop, 2003 ; et une anthologie : Poètes d'Occitanie : la poésie limousine d'expression française et occitane, Revue "Poésie 1", n° 79/80, Saint-Germain-des-Prés, 1980.  En 1983 soutenu par le Conseil Général de la Haute-Vienne il fonde la revue « FRICHES » qui fera paraître en novembre 2008 son centième numéro. Tous les grands noms de la poésie contemporaine d’expression française ont pu être lus dans cette revue de haute volée. Cathalo et Thuillat se relaient pour lire des textes de ce dernier. En hommage au travail incessant de son « confrère » revuiste Michel François LAVAUR créateur de Traces à la fin des années cinquante, Thuillat lit un extrait du recueil de ce poète paru dans la collection « Trobar » Cahiers de Poésie Verte (que dirige Thuillat), « AUBIAT » en langue d’oc et française.

 Les deux compères Cathalo et Thuillat enchaînent sur la lecture du recueil « Où l’œil se pose » disponible toujours en librairie et à lire d’urgence !

 

18/09/2008

 

 

Christian Saint-Paul reçoit Bruno MSIKA directeur des éditions la cardère (615 chemin de Ribas 30290 Laudun) ; cette maison d’édition publie des ouvrages de poésie et contribue ainsi au rayonnement de la poésie contemporaine en France. L’émission « les poètes » se doit de le signaler et d’encourager à l’achat des livres de poésie. Que la poésie trouve son lectorat familier est une question de survie par les éditeurs courageux et passionnés comme Bruno MSIKA. Celui-ci est lui-même poète même s’il veut demeurer très discret sur ce sujet. En 2002 il publie à ses nouvelles éditions son propre recueil « l’encrier de vinyle » qui avait été du reste remarqué par l’émission « les poètes » qui l’avait signalé. Saint-Paul lit un poème « nuit noire » assez emblématique de cet ensemble de textes sans complaisance qui s’attardent sur « l’infinie solitude » lorsqu’elle «devient finitude insolite » et qui énonce que « la nuit est belle mais tellement noire ». Né en 1958, Bruno MSIKA est immergé pendant 20 ans dans la culture provençale à Manosque au pied des collines de Giono. Cette imprégnation demeure indélébile et signe ses postures et sa sensualité. La complicité avec la Nature qu’il a eu à Manosque l’amène à un doctorat en écologie, et après avoir exercé des métiers de la terre (élevage, bûcheronnage, plantes aromatiques, agriculture) il retourne à la recherche écologique, ce qui le conduit à l’édition scientifique en 1988 ; et de là à l’édition littéraire en 2002. Il faut dire que Bruno MSIKA avait des les années 90 fait paraître des textes poétiques dans la revue de poésie de Haute Provence « Le Grand Erg ».

Bruno MSIKA lit alors des extraits de quelques auteurs qu’il a publiés : « Psaume dans le vent » de Serge BEC particulièrement remarqué par l’émission « les poètes » qui s’en était fait immédiatement l’écho. C’est Philippe SAHÜC un de ses auteurs, toulousain, occitaniste et présent dans le studio qui lit en provençal et en français les textes de Bec. Puis Msika lit un extrait des « chroniques d’un paratonnerre » de Pierre BONNET dont Saint-Paul avait parlé dans une précédente émission, un passage de « Les anges dans les arbres » de Jo PACINI, « Cœur vitrail » de Mariève SIMARD, « La vie, infiniment » de Françoise NEVEU.

Vous pouvez commander ces ouvrages directement par Internet : www.cardere.fr

 

11/09/2008

  

 

Christian Saint-Paul reçoit l’éditeur Bruno MSIKA des éditions la cardère (www.cardere.fr) à Laudun (30) venu accompagner un de ses auteurs qui vit à Toulouse Philippe SAÜC qui a fait paraître à ses éditions « Na, Lam » 180 pages 16€, un roman d’une grande originalité dans le contenu et dans le ton.

Trois voix forgent ce récit d’un enfant métis, Lam, une mère portugaise et un père sénégalais, qui à la mort subite de la mère est recueilli par son parrain Serge Chégut. Lui-même quinze ans plus tôt a été recueilli alors qu’il mourrait de soif par Na, sa mère noire qui lui a transmis une partie de ses racines africaines. Pendant huit ans Serge Chégut va écrire le journal du questionnement du devenir de l’enfant en s’adressant alternativement à Lam et à Na. C’est le métissage des cultures dans leur respect mutuel qui est sans aucun doute l’avenir de l’humanité si celle-ci veut progresser dans son humanisme. Au-delà de cette interrogation fondamentale, c’est aussi la difficulté de l’autonomie, de l’indépendance que tout adolescent doit conquérir sur lui-même avant tout, qui est dépeinte. Et l’autonomie triomphe dans ce roman optimiste écrit par un auteur qui a partagé la vie quotidienne de villageois au Wulli (ancien royaume du Sénégal oriental) et qui prend grand plaisir, dans sa vie de conteur par ailleurs, (il a été enquêteur sociologique) à mélanger les langues : occitan, maninga, wolof, russe, castillan, français, anglais.

Christian Saint-Paul s’entretient avec Philippe SAHÜC de la fabrication littéraire de ce roman, du parcours particulier qui a été celui de l’auteur, très attaché à la culture des terroirs, au foisonnement des langues ; il lit des extraits du roman. Bruno MSIKA son éditeur témoigne de l’intérêt qu’il a eu sans hésitation pour ce récit à la forme originale.

Philippe SAHÜC est un féru de la langue d’oc et il réside actuellement à Toulouse. Un livre à faire absolument découvrir.

 

04/09/2008

 

 

En préambule Christian Saint-Paul lit des textes extraits du n° 99 de la revue « FRICHES » Cahiers de Poésie Verte (Le Gravier de Glandon 87 500 Saint-Yrieix, le n° :11€, abonnement 3 n° 25€) du lauréat du prix Troubadours/Trobadors 2008 Vincent BOUTON « Nos limites sont des cendres ».

Puis il indique qu’il a reçu des éditions de la cardère (www.cardere.fr) les « chroniques d’un paratonnerre » nouvelles de Pierre BONNET 130p 18€ dont il lit un large extrait de ce livre fort intéressant qui rassemble six nouvelles, sorte d’errances poétiques qui sont la transcription d’enregistrements au magnétophone. L’auteur en outre y illustre ses propos sur son regard sur l’homme par une vingtaine de dessins à la mine de plomb. Lecture alerte, parfois grinçante, fortement recommandée.

En hommage à Roger LEMONIER le directeur d’antenne de Radio Occitania récemment disparu et de l’ancien président du syndicat des journalistes du Chili réfugié à Toulouse après le putsch de 1973 décédé cette semaine, Lautaro ALVIAL WESTERLING, nous écoutons « El Adios » de Manuel Garrido-Manuel Garcia chanté par Manolo ESCOBAR.

Puis Saint-Paul consacre son émission à Andrés TRAPIELLO figure importante de la poésie du quotidien espagnole. Il est né en 1953 à Manzaneda de Torio dans le nord de l’Espagne, et vit à Madrid. Dans sa présentation du recueil « Un sueno en otro » « D’un rêve l’autre » le traducteur Ramon Romero Naval observe que « les poèmes de Trapiello sont empreints d’une attente de grâce, d’une disponibilité pour la communion, pour le diaphane. » Le sentiment de déréliction habite le poète qui regrette le temps où Dieu parlait encore à l’homme. La mort et l’angoisse se répondent sans cesse chez Trapiello qui tente d’en apaiser l’oppression par la vanité obligée de toute œuvre humaine. L’écriture de Trapiello est riche mais limpide qui dit les sentiments et les préoccupations de nous tous..

Saint-Paul lit des extraits de « D’un rêve l’autre ». A signaler également aux éditions Buchet/Chastel « Les Cahiers de Justo Garcia » « A la mort de don Quichtte » et « Les vies de Cervantès ». A découvrir absolument !

 

28/08/2008

 

 

Christian Saint-Paul poursuit l’hommage à Alain SUIED comme il l’avait annoncé dans les précédentes émissions.

Il rappelle que ce poète est mort à Paris le 24 juillet 2008 à l’âge de 57 ans. Né à Tunis en juillet 1951 d’une famille juive qui s’installe à Paris en 1959, il publie son premier poème dans la revue « L’Ephémère » animée par le poète André du Bouchet qui devient son ami et fait paraître son premier recueil au Mercure de France en 1970 « Le silence » ; depuis Alain SUIED a publié chez Gallimard les traductions du poète anglais Dylan Thomas, mais également de William Blake, John Keats, Ezra Pound. Il publie aussi des recueils dont les derniers à Arfuyen. Saint-Paul lit un large extrait de « La lumière de l’origine » ed. Granit puis de « Kaddish pour Paul CELAN » publication essentielle d’Alain SUIED qui lui permet d’affirmer son identité juive marquée par le génocide perpétré par les allemands et le destin d’Israël. SUIED s’affirme surtout comme le poète de l’altérité et du témoignage. Que serait une vie qui ne serait pas entièrement tournée vers l’autre ?

Autre poète de l’altérité, le poète arabe Mahmoud DARWICH que Saint-Paul associe à SUIED dans la même posture. Pour illustrer ce propos, il lit un entretien publié en 2007 par Cheyne éditeur entre Darwich et Jean-Pierre Siméon poète français.

Darwich s’explique sur l’altérité, la poésie, l’exil.

 

21/08/2008

 

 

En préambule, Christian Saint-Paul présente les condoléances de l’équipe de l’émission « Les poètes » à la famille, les proches, les amis de Roger LEMONIER directeur d’antenne de radio occitania, décédé brutalement le 18 août 2008.  Figure emblématique de la radio, Roger réunissait des talents exceptionnels par une culture scientifique de haut niveau (architecte, ingénieur du son) et des dons artistiques qui faisaient de lui un homme de spectacle, un acteur, un chanteur. Ses qualités professionnelles véritablement exceptionnelles et son caractère enjoué et ouvert aux autres, son dévouement joyeux aux animateurs et à toutes les causes défendues par la radio, en avaient fait l’âme de la station, inséparable de notre directeur, Guy MIMART.

Mais la vie continue et les émissions se poursuivent devant faire fi du chagrin.

Saint-Paul signale la parution en juin du dernier recueil de William CLIFF « Epopées » paru aux éditions La Table Ronde 167p 17€. Ce recueil où la personnalité du poète envahit sans retenue tous les poèmes, obéit aux règles de la métrique et de la rime, chères à William Cliff qui avait été convaincu de ce respect par le poète catalan Gabriel Ferrater. Ce recueil est une sorte de condensé de la pensée de ce poète à part dans la poésie d’expression française et qui est aussi une des grandes voix de ce siècle, car son asservissement à la règle de forme n’entame en rien, bien au contraire, l’émotion poétique et la liberté incontestable de sa parole. La phrase de Luis MIZON : « Je pense que, s’éloignant de la rime, la poésie a gagné en émotion et en profondeur » est impropre à la poésie de William CLIFF.

Saint-Paul accueille le poète et critique Georges CATHALO venu de son Lauragais voisin rendre hommage à Jean-Pierre METGE poète qui vécut à Toulouse où il est décédé le 8 octobre 2002. Figure aujourd’hui mythique de la vie poétique de notre région qu’il incarnait à la perfection, occitaniste érudit, amoureux de la terre du Languedoc, épris des causses de Gramat dans le Lot où il avait passé son enfance et son adolescence. Né à Agadir en 1949 au Maroc où son père était alors militaire, Jean-Pierre METGE était enseignant, instituteur puis professeur d’histoire. En 1986 il s’intègre au groupe ESCALASUD créé par Michel COSEM et Yves HEURTE à Escaladieu prés de Tarbes. Très vite, il en devient le « secrétaire », le greffier, l’homme de liaison qui relie cette multitude de poètes du sud de la France, qui pour la première fois de leur histoire, communiquent vraiment entre eux grâce à l’obstination impensable de METGE qui réalise, seul, prés de 300 numéros d’Escalasud, le bulletin de liaison. Cette prouesse, il la réitère en publiant le poète toulousain Claude SAGUET en réunissant pour cela 14 éditeurs qui coopèrent. Unique dans l’histoire de l’édition ! Trop réservé sur son propre travail, il préférait toujours aider l’autre, son œuvre se révèle empreinte de cette humilité devant la vie qui passe, la femme qui sauverait mais qui disparaît pleine d’un amour impuissant à changer le cours des choses. La lucidité désespérée de METGE, grand humoriste par compensation à la façon d’un Autin-Grenier ou d’un André Frédérique, ne verse jamais dans la jérémiade. Personne ne l’a jamais entendu se plaindre.  Cathalo et Saint-Paul se relaient pour lire les textes de METGE, les hommages des autres poètes. A lire absolument : Jean-Pierre METGE «  Nos seuls soleils sont des lichens ». L’Arrière-Pays éditeur (1, rue de Bennwihr 32360)  9,15€.

Revue « Décharge » n°117 consacrée à J.P.Metge , 20 rue de Pâtis 89130 Toucy, 6€ (abonnement 4 n° 22€).

 

14/08/2008

 

 

Christian Saint-Paul rend hommage à Mahmoud DARWICH décédé le samedi 9 août 2008 à l’hôpital de Houston aux USA, à l’âge de 67 ans, lors d’une énième intervention cardiaque, et transporté à Amman pour être enterré selon le cérémonial de funérailles nationales à Ramallah en Cisjordanie.

Né le 13 mars 1941 à Al-Birweh, en Galilée son village est rasé lors de la guerre de 1948 et sa famille s’enfuit au Liban pour un an avant de retourner en Israël. Mahmoud fait des études en arabe et en hébreu à l’université de Haïfa et s’inscrit au Parti Communiste Israélien. Sa passion pour la politique se double vite d’une passion pour les femmes et pour la poésie.

Devenu un cadre dirigeant de l’Organe de Libération de la Palestine, il connaît l’exil : Le Caire, Beyrouth, Le Caire, Tunis, Paris. Il ne retourne à Haïfa qu’en 1996 pour enterrer son ami le romancier Emile Habibi.

Saint-Paul souligne la force que conférait à ce poète une notoriété exceptionnelle chez un peuple qui le lisait peu mais écoutait ses poèmes lors de monumentaux rassemblements. Sa voix disant ses poèmes, du reste, a été diffusée lors de ses funérailles.

Incarnant la cause palestinienne, Mahmoud DARWICH refusait de se laisser enfermer dans cette représentation. Il était avant tout un poète universel, ayant pris ses distances avec la cause des martyrs, et voulant que l’on retienne qu’il préférait chanter la vie, l’amour, les femmes. Il considérait qu’il devait son statut particulier aux circonstances, à la chance. Mais sur son écriture poétique, il se disait toujours inquiet, toujours insatisfait de ce qu’il faisait.

En 1990 le poète Michel Eckhard-Elial qui résidait en Israël l’a publié aux côtés d’Alain SUIED et de bien d’autres dans sa revue LEVANT  cahiers de l’espace méditerranéen ; il s’agissait d’un extrait de lettre à son ami le poète palestinien Samih al-Quassim : Entre les deux moitiés de l’orange. Saint-Paul lit une partie de ce texte. Puis il lit des extraits de « Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ? » en particulier des poèmes sur sa mère, qui à 92 ans assistait à ses funérailles. Puis Saint-Paul achève cet hommage sur un long poème : Beyrouth écrit en 1981 et extrait du recueil « Rien qu’une autre année ». Saint-Paul conclut en reprenant les mots de la revue LEVANT qui déjà en 1995 annonçait : « Voici que resurgit sur fin de siècle, un théâtre de fantômes : celui de l’honneur des poètes et le sens de la responsabilité intellectuelle, bref balbutiée et encore vive, la demande éthique. »

 

07/08/2008

 

 

Pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté, une partie de cette émission ne peut être rediffusée sur ce site ; nous vous prions de bien vouloir nous en excuser ; nous avons toutefois tenu à reproduire le scénario de l’émission telle qu’elle fût donnée en direct.  

Christian Saint-Paul indique avoir reçu des éditions « la cardère » dont vous trouverez les références et le site dans notre rubrique « liens » un recueil de poèmes de Solange Jean-Courveille « Vendanges » 65 pages 10€ ; elle est née en 1941 dans le Colorado provençal dont les couleurs fortes imprègnent son enfance sans problème. Ses études, son métier d’enseignante la conduisent d’Avignon à Marseille, de Corse en région parisienne. Sportive, elle court, et vit aujourd’hui à Nice où elle se consacre à l’écriture (poésie, roman). Elle livre dans ce recueil une poésie de contemplation au ton sobre, proche du classique par la musicalité de la forme et qui rend compte d’une expérience humaine toujours en devenir. Lecture d’un poème.

Revenant aux éditions de la cardère Saint-Paul précise qu’elles ont été crées par Bruno Msika passionné par le pays de Jean Giono et docteur en écologie qui se lance d’abord dans l’édition scientifique en 1988 puis dans l’édition littéraire en 2002. En réalité, Bruno Msika est lui-même auteur et publie ses premiers textes dans une revue de poésie de Haute - Provence : « Le Grand Erg ». Il a fait paraître à « la cardère » « l’encrier de vinyle » 12 €, un recueil de poèmes illustrés dont la modernité ne s’écarte pas des préoccupations d’un quotidien lancinant abordé avec la lucidité du scientifique qui pressent la catastrophe. Lecture d’un poème : Nuit noire.

Christian Saint-Paul invite les auditeurs à lire le n° 99 de la revue FRICHES 11€ consacrée essentiellement à Vincent BOUTON lauréat du prix Troubadours 2008. L’émission « les poètes » en rendra compte d’une façon plus élargie prochainement.

Saint-Paul annonce ensuite la parution d’un nouveau livre de Michel COSEM « Le Feu-Follet de Santa Fe » aux éditions OSKAR jeunesse collection Histoire et Société illustré par Claude Cachin et comportant une partie documentaire réalisée par l’auteur. Ce roman nous plonge dans l’Andalousie à la fin de l’occupation de cette terre « Al - Andalus » par les musulmans ; Jacinto dit Feu – Follet va sur ordre d’Isabelle la Catholique, à la rencontre du roi maure vaincu Boabdil à Grenade. En chemin, il rencontre Christophe Colomb qui lui propose de l’accompagner dans son voyage sur la route des Indes. Un petit récit alerte qui ravira les grands comme les petits ; idéal pour lire ces vacances.

L’émission est ensuite consacrée à Alain SUIED qui est décédé le 24 juillet 2008à Paris.

C’est une des grandes voix contemporaines qui disparaît prématurément. « Les poètes » lui avaient consacré une émission en octobre 2007 (voir plus bas) diffusant des textes de « Laisser partir ». Alain SUIED est né le 17 juillet 1951 dans l’ancienne communauté juive de Tunis. Il était passionné par le recherche psychanalytique et par la musique contemporaine et d’ailleurs membre de l’Académie Charles Cros. A l’origine proche du poète André Du Bouchet, SUIED traduit entre autres Dylan Thomas et Paul Celan. Ses derniers recueils de poésie sont publiés aux éditions Arfuyen. Saint-Paul lit 2 poèmes de Paul Celan traduits par Alain SUIED et un article de fond emblématique du génie de ce poète qui pouvait entrer de plain – pied chez les plus grands auteurs, sur la démarche de Celan : « Dans le Maelström de l’invisible », le tout publié en 1990 par la revue LEVANT cahiers de l’espace méditerranéen. Un texte à découvrir sans faute !  Une prochaine émission sera de nouveau consacrée à SUIED figure fondamentale de la poésie des 20ème et 21ème siècles.  

 

31/07/2008

 

Christian Saint-Paul signale la parution du n° 99 de la revue « FRICHES » Cahiers de Poésie Verte qui fête ses 25 ans d’âge ; le numéro est consacré à la publication du recueil du lauréat du prix Troubadours/Trobadors 2008 : Vincent BOUTON « Nos limites sont de cendres ». Suit une sélection des textes des 5 autres poètes nominés et une excellente chronique « défrichés pour vous » de critiques de publications. Encore une revue à lire absolument : abonnement 3 numéros 25€  chèque à Cahiers de Poésie Verte Le Gravier de Glandon 87500 Saint-Yriex.

L’émission est ensuite consacrée à l’invité de la semaine : Henri HEURTEBISE ; ce poète bien connu de l’émission « Les poètes » est un acteur infatigable de la diffusion de la poésie. La revue « Décharge » dans son n° 137 lui a consacré de belles pages, mises en scène avec le talent perfectionniste qu’on lui connaît par le poète Georges CATHALO ; Henri Heurtebise s’explique sur la naissance de sa revue « MULTIPLES » en 1970, de la collection Fondamente, de son travail de découvreur d’auteurs (Pierre AUTIN-GRENIER, Casimir PRAT par exemple), de sa vocation à « dire » la poésie dans d’incessantes lectures publiques. Il parle enfin de son œuvre, quelque fois oubliée par son travail d’éditeur. Il lit ses poèmes dont quelques aphorismes inédits ; il répond à une interrogation de Saint-Paul sur une phrase de Patrick GUYON « Tout poème suit une peur » par un rejet abrupt qu’il nuancera au fur et à mesure de l’avancement de l’émission. Henri HEURTEBISE une vraie force vive de la poésie d’aujourd’hui. Parmi ses dernières publications signalons : « Adam et Eve » conte Fondamente 13, une épopée satirique fiction d’humour-léger, léger selon l’expression du poète hélas disparu Jean Breton ; « Monsieur de Non Juan » conte aux éditions N&B dans lequel HH libère sa folle liberté d’écriture sur ses amours, ses légendes, ses lectures ; « Humaine Humain » chez Rougerie un recueil de poèmes d’une grande sensualité, aux images syncopées comme une musique de jazz ; « Filigranes » aux éditions Encres Vives, bribes, paillettes, aphorismes ; « Chant profond » chez Rougerie  poèmes graves mais jamais solennels qui attestent d’une nouvelle sérénité d’Henri Heurtebise.

Recueils disponibles chez l’auteur : 9 chemin du Lançon  31410 Longages.

 

24/07/2008

 

 

Christian Saint-Paul invite les auditeurs à souscrire aux éditions la revista OC l’achat du dernier livre de Max ROQUETA « Lo cant de la chicana » « Le chant du labyrinthe » en bilingue texte original en occitan et traduction française de l’auteur et de J.F. Brun.

Le labyrinthe c’est la métaphore de notre vie ; il s’agit là de l’itinéraire initiatique du poète, qui mène dans l’ombre son lecteur par la main, se confond en fin de compte avec les degrés qui conduisent au labyrinthe…à la rencontre de l’indicible, de la vérité que nous éludons, que nous refusons. 10,50 € par chèque à : Revista OC  CIRDOC  BP 27 F 06371 Mouans-Sartoux cedex.

Puis il signale brièvement, réservant de consacrer plus de temps aux poètes concernés lors d’une prochaine émission, la parution des derniers n° de la revue Encres Vives : 357 Jean JOUBERT « Trois nuits sans lune » 358 Alain LACOUCHIE « Debout, malgré tout » 359 Lionel-Edouard MARTIN « Miroirs des jardins tropicaux » 360 Claude CAILLEAU « La solitude du poète ».Chaque numéro 6,10€  abonnement 12 volumes 34€ à commander chez Michel COSEM 2 allée des Allobroges 31770 Colomiers.

L’émission est ensuite consacrée à un évènement de l’actualité qui a interpellé le poète irakien Salah Al Hamdani. Qu’enfin les intellectuels et en particulier les poètes fassent entendre leurs cris de protestation face aux évènements qui engagent l’humanité  constitue hélas un fait si rare, que celui-ci ne peut être passé sous silence. C’est pourquoi le poème de Salah Al Hamdani « Samir KOUNTAR et le grand déshonneur arabe » a été mis en ligne sur le site dès sa traduction.

Kountar est ce druze libanais d’origine palestinienne qui, il y a 29 ans avait kidnappé un père et sa petite fille de 4 ans qui dormaient tranquillement chez eux, avait tué le père d’une balle dans la tête et avait fracassé le crâne de la petite fille avec la crosse de son fusil. Samir KOUNTAR a fait l’objet d’un échange de prisonniers et devrait être libéré. Saint-Paul lit le texte de Salah Al Hamdani que vous trouverez à la rubrique « actualités ».  Ce poète et écrivain de langue arabe et française est né à Bagdad en 1951, s’enrôle dans l’armée irakienne à 17 ans pour gagner sa pitance, libère clandestinement quelques bergers kurdes et se retrouve dans les geôles de Saddam Hussein ; c’est là qu’il lit et qu’il écrit. A sa sortie de prison, organisée en réalité pour l’assassiner, il parvient à échapper à ses meurtriers et à rejoindre la France. Quatre ans après, il vit à Paris et est comédien, acteur, metteur en scène et écrivain. Sa poésie essentiellement engagée se construit autour du thème de l’exil, de la tyrannie, de la fraternité, mais aussi de l’amour et de la destinée. Son style est celui d’un poète authentique, parfois proche des impressionnistes et des surréalistes. A lire sans attendre : « Le cimetière des oiseaux suivi de Bagdad mon amour » L’Aube 2003 ; « Au large de la douleur » L’Harmattan 2000 ; « Bagdad à ciel ouvert » Ecrits des Forges et L’idée bleue 2006 ; à lire absolument : « Le retour à Bagdad »  (Ed ; Les points sur les i. 2006) roman poétique sur son retour à la terre natale.

 

17/07/2008

 

 

En préambule Christian Saint-Paul annonce la parution du n° 29 de juillet 2008 de la revue de poésie vive et dérivés « NOUVEAUX DELITS » à commander chez Cathy Garcia  - Létou – 46330 Saint Cirq-Lapopie (5€). D’une présentation écologique militante et soignée cette revue fait une large place aux illustrateurs, aux traductions et à la poésie de dénonciation des oppressions de tous pays. C’est d’ailleurs des poèmes de Salvador MARINAN né en 1984 à Temuko capitale du pays Mapuche (Chili ;Argentine) qui sont lus comme emblématiques de cette excellente revue à soutenir.

Puis Saint-Paul s’inquiète de constater que les œuvres poétiques de René NELLI  (1906  1982) sont peu ou pas diffusées. La génération à venir risque de passer à côté de cet héritage essentiel. Il faut faire lire les poèmes de NELLI à nos enfants. Dans l’immédiat Saint-Paul lit des textes de cet auteur par ailleurs immortalisé par ses écrits sur le catharisme, extraits d’un recueil paru aux éditions Encres Vives dans la collection Blanche « Une odeur de blancheur » , choix de poèmes par son épouse Suzanne Nelli. (Encres Vives  2 allée des Allobroges 31770 Colomiers 6,10€).

Pour ceux qui vont partir en vacances, Saint-Paul conseille aussi de prendre dans les bagages les recueils

d’Antoine EMAZ auquel du reste il a déjà consacré une émission. Ce poète né en 1955 à Angers où il est professeur est l’auteur d’un essai sur André du Bouchet et de nombreux recueils de poèmes dont des livres d’artistes. Il est certainement une des voix les plus justes de la poésie de ce début de siècle. Quelque fois minimaliste dans l’expression, EMAZ ne s’évade jamais du réel. Comment soustraire une parcelle de vérité à la poésie ? s’interrogeait déjà Cadou. Emaz y répond : c’est impossible. Ses textes qui rendent souvent compte de cet épuisement à traquer la vérité de tous les instants, qui sculptent avec un réalisme inquiétant le vide au sens oriental du terme, de ces instants, disent l’inexorable règne dérisoire du temps. Saint-Paul lit des extraits du recueil « BOUE » paru chez Deyrolles, mais il recommande de lire « CAISSE CLAIRE » paru au Seuil collection Points poésie 7,50€.

Enfin, la dernière partie de l’émission est consacrée à Jean JOUBERT né en 1928 à Châlette-sur-Loing (Loiret). Cet universitaire qui fît ses études à La Sorbonne, séjourna longuement en Angleterre, en Allemagne et aux U.S.A. avant de s’installer dans la région de Montpellier qu’il a définitivement adoptée puisqu’il vit à Guzargues à quelques kilomètres de cette ville. Prix Renaudot en 1975 pour son roman « L’homme de sable » qui a pour cadre un sud mythique et stylisé proche de celui des Etats-Unis, Joubert est aussi reconnu comme un grand auteur de livres pour la jeunesse. Il n’en est pas moins avant tout un poète original qui a marqué le 20ième siècle, poète loin de toute tour d’ivoire, en prise avec une réalité suggérée par la parole qui relie l’homme à l’invisible. Son écriture se tient à la lisière des songes et de l’éveil, dans une lucidité ouverte aux mystères. Ce sont des textes extraits du recueil « arche de la parole » (le cherche midi éditeur 2001 110p  11,89 €) qui sont lus à l’antenne. A lire aussi son anthologie personnelle chez Actes Sud et « Reflet du ciel du fonds d’un puits »  paru à Encres Vives (6,10€).  

 

10/07/2008

 

 

 

C’est l’été. Il fait plus de trente degrés centigrade dans le soir et l’air épais de Toulouse. Christian Saint-Paul nous fait écouter trois titres d’un CD « Face à la mer, péché original. » Il s’agit d’un groupe qui a réalisé cet album léger et pétillant comme le champagne mais comme lui, raffiné et prenant. Les chansons diffusées « NOCES DE SANG », « LA LETTRE », « FACE À LA MER » sont de Géraldine TORRES, une toulousaine qui a émigré en Bourgogne. Vous pouvez commander l’album sur le site : www.facealamer.fr . Géraldine TORRES s’est déjà produite dans les cabarets toulousains ; elle sera l’invitée de l’émission « Les poètes » lors de sa prochaine visite à Toulouse.

Saint-Paul lit ensuite quelques extraits de « El rayo que no cesa » « L’éclair sans cesse » de Miguel HERNANDEZ dans la magnifique traduction qu’en fît le poète Pedro HERAS. Tout amateur de poésie espagnole se doit d’avoir lu ce livre emblématique de la pensée métaphysique intime de Miguel Hernàndez. Il est publié aux éditions « hégipe » et le bon de commande se trouve dans la rubrique quelques textes à H HERAS Pedro.

Puis Saint-Paul consacre le temps qui reste à la lecture de quelques textes de celui que Saint-Paul considère comme le monument de la poésie du Sud de la France : GASTON PUEL. En guise de présentation de cet auteur familier de cette émission (voir la rubrique « documents sonores » ) Saint-Paul lit un texte de Jean-Claude Xuereb « invitation à la lecture de Gaston Puel » paru dans l’ouvrage édité par le Centre Joë Bousquet et son temps de Carcassonne : « EN CHEMIN » (15€). Puel décrit parfaitement la démarche tant du poète que de son lecteur : « quelques êtres discrets, d’apparence frivole, oeuvrent dans la constellation du bruit et de la fureur – un accord, une étincelle suffit à l’essor de leur parole : un tout inaccessible s’ouvre et nous nous ouvrons ». Saint-Paul lit ensuite des extraits d’un recueil d’une grande puissance « L’ÂME ERRANTE & SES ATTACHES »

Publié aux éditions L’Arrière-Pays  (15€).

 

03/07/2008

 

 

Christian Saint-Paul consacre son émission à ADONIS.

En préambule, il met en exergue la position particulière de ce poète arabe sur la problématique de la poésie et de la liberté.

Pour ADONIS, la poésie est problème d’existence, d’identité et de destin. « La poésie, avant l’Islam, était une parole ontologique, libre et indépendante. C’était une parole souveraine. Tous les autres discours lui étaient assujettis. » Mais « l’Islam a disqualifié l’époque qui lui était antérieure, celle qui trouvait dans la poésie sa lumière de beauté et de connaissance. (…) L’Islam a fermé la porte devant la vision du poète. La connaissance qui émane de la poésie ne peut être selon lui, qu’égarement et erreur. » Ainsi « toute écriture poétique réelle dans la langue arabe d’aujourd’hui doit émaner par nécessité d’une vision qui est radicalement contraire à la vision religieuse. Toute poésie qui ne provient pas de cette vision est une poésie fonctionnelle et asservie ; plus encore, elle ne peut être que l’alliée de la religion. »

Saint-Paul brosse alors succinctement la biographie de ce poète né le 1er janvier 1930 en Syrie, qui a fait des études dans un lycée français, publié ses premiers poèmes en 1949 avant de suivre des cours à l’Université de Damas. En 1956, licencié en philosophie, après avoir passé 11 mois en prison sur ses 24 mois de services militaires pour activités subversives, il s’installe à Beyrouth où il fonde une revue de poésie « Shi’r ». En 1960 il séjourne un an à Paris, publie l’année suivante un important recueil « Chants de Mihyar le Damascène », voyage à New York en 1971 et publie « Le tombeau pour New York », puis un essai : « Le temps de la poésie ». Bien qu’ayant choisi dès 1962 la nationalité libanaise, en 1986 il s’installe de nouveau en France en 1986.

A Paris, il publie « Célébrations » et un autre essai sur la poésie avant l’Islam : « La parole des origines ».

Naturalisé français en 1995 il vit à Genève où il enseigne. Il est lauréat de prix prestigieux de poésie comme le Prix Nâzim Hikmet.  Saint-Paul esquisse à peine, vu le temps qui reste avant la fin de l’émission, une réflexion sur le contenu de la poésie d’ADONIS. Tous les chants de ce poète sont des échappées. Ce sont des psaumes libres.  Et Saint-Paul achève son émission par la lecture précisément des psaumes d’ADONIS extraits de son recueil « Singuliers ».  

 

26/06/2008

 

Christian SAINT-PAUL reçoit Progreso MARIN, écrivain, poète qui a déjà eu l’occasion de venir présenter à Radio-Occitania dans cette émission « les poètes » un recueil de poésie « Ecluse suivi de Buées » qui avait paru aux éditions N&B.