Adieu à la poésie

Mes pleurs sont à moi,nul au monde
Ne les a comptés,ni reçus,
Pas un oeil étranger qui sonde
Les désespoirs que j'ai conçus

L'être qui souffre est un mystère
Parmi ses frères ici bas;
Il faut qu'il aille solitaire
S'asseoir au porte du trépas.

J'irai seul et brisant ma lyre,
Souffrant mes maux sans les chanter;
Car je sentirais à les dire
Plus de douleur qu'à les porter